Après les inondations, les habitants de Ghardaïa demandent des secours

ALGERIE Des milliers de manifestants ont demandé une aide alimentaire plus rapide…

Avec agence

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Au moins 29 morts, des centaines de maisons détruites, des routes coupées: la région de Ghardaia, à 600 km au sud d'Alger, a payé un lourd tribut mercredi aux pluies inhabituelles et diluviennes qui se sont abattues sur cette région semi-désertique.
Au moins 29 morts, des centaines de maisons détruites, des routes coupées: la région de Ghardaia, à 600 km au sud d'Alger, a payé un lourd tribut mercredi aux pluies inhabituelles et diluviennes qui se sont abattues sur cette région semi-désertique. — AFP/Infographie

Après les inondations de mercredi qui ont causé la mort d’au moins 31 personnes dans la région de Ghardaïa en Algérie, des milliers de personnes se sont rassemblées ce vendredi dans le centre de la ville. Les manifestants auraient tenté de pénétrer dans la préfecture pour réclamer une aide, principalement alimentaire, plus rapide. Ils ont aussi demandé des moyens matériels plus importants pour fouiller les maisons où se trouvent peut-être encore des survivants ou des corps de victimes.

«Des centaines de maisons ont été détruites, mais des milliers sont endommagées et pour l'instant inhabitables», raconte un habitant de El-Gaba, à 6 km de Ghardaïa, devant sa maison remplie de boue et de gravats. « Nous n'avons rien pu emporter avec nous, nous n'avons eu que le temps de nous enfuir», raconte-t-il à l’AFP. Dans les ruelles de Ghardaïa, l’eau serait montée de huit mètres, selon des témoins.

La zone sous le contrôle de l’armée

Une cellule de crise a été mise en place dès mercredi par le ministre de l'Intérieur et des collectivités locales algérien, Noureddine Yazid Zerhouni, qui se serait rendu sur place ce vendredi selon le journal algérien «El Watan». L'armée continuait d’occuper la zone afin de contrôler les quartiers sinistrés pour éviter les vols et pillages.