Ouganda : La fillette de neuf ans contaminée par Ebola est décédée

EPIDEMIE La fillette congolaise était arrivée mercredi en provenance de République démocratique du Congo (RDC)

20 Minutes avec AFP

— 

En Ouganda, un soigneur pour les victimes d'Ebola (image d'illustration).
En Ouganda, un soigneur pour les victimes d'Ebola (image d'illustration). — ISAAC KASAMANI / AFP

La fillette congolaise de neuf ans, qui avait été contrôlée jeudi positive au virus Ebola en Ouganda, en provenance de République démocratique du Congo (RDC), est décédée ce vendredi matin.

« Elle est décédée vers 08 heures ce matin », a déclaré à l’AFP Yusuf Baseka, directeur des services sanitaires du district de Kasese, dans le sud-ouest de l’Ouganda. L’enfant était en isolation dans un centre de soins de Bwera, dans le même district de Kasese. Le corps de la jeune fille « est en voie d’être rapatrié » en RDC, avec sa mère qui l’accompagnait, a-t-il précisé.

Des symptômes caractéristiques

« Je veux rassurer tous les Ougandais et les non-Ougandais que nous avons la totale capacité de contrôler Ebola. Restez calmes et vigilants », avait tweeté la ministre ougandaise de la Santé, Jane Ruth Aceng, avant l’annonce de la mort de la fillette. Celle-ci est la quatrième personne diagnostiquée porteuse du virus Ebola en Ouganda à décéder.

En juin, trois membres d’une même famille diagnostiqués en Ouganda, après avoir contracté cette maladie en RDC, étaient décédés. Deux étaient morts sur le sol ougandais et le troisième en RDC après y avoir été rapatrié. Fin juillet, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait déclaré l’Ouganda libre d’Ebola, aucun autre cas n’ayant été signalé entre-temps.

L’enfant décédée vendredi était arrivée mercredi au point de passage de Mpondwe, à la frontière entre la RDC et l’Ouganda, pour aller obtenir une aide médicale à Bwera, selon le ministère ougandais de la Santé. A Mpondwe, où l’Ouganda a mis en place des contrôles sanitaires, les équipes médicales avaient noté qu’elle présentait des symptômes semblables à ceux d’Ebola : fièvre, faiblesse généralisée, éruption cutanée et pertes de sang inexpliquées au niveau de la bouche, selon la même source.

Plusieurs pistes de vaccins

Des examens sanguins avaient permis de confirmer jeudi qu’elle était « positive à Ebola ». Le ministère avait souligné que puisqu’elle avait été contrôlée à la frontière, elle n’était entrée en contact avec personne sur le territoire ougandais.

La fièvre hémorragique Ebola, hautement contagieuse, provoque la mort d’entre 25 et 90 % des malades, selon l’OMS. Il n’existe ni traitement ni vaccin commercialisé, mais plusieurs pistes sont à l’essai. Elle se transmet par contact direct avec le sang, les secrétions corporelles (sueur, selles, etc.), par voie sexuelle et par la manipulation sans précaution de cadavres contaminés.

Au total, 2.006 personnes sont mortes d’Ebola depuis un an en RDC, et les autorités ougandaises, qui craignent que le virus ne se propage dans leur pays, ont pris de strictes mesures de prévention. Près de 18.000 personnes traversent chaque jour la frontière entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda, selon des chiffres du gouvernement ougandais.