Brexit : La Géorgie « prête à prendre la place » du Royaume-Uni

ECHANGE Alors que le Royaume-Uni s’apprête à quitter l’Union européenne, la Géorgie a indiqué être « prête à prendre la place »

20 Minutes avec AFP

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La Géorgie, candidate à une adhésion à l'Union européenne, est
La Géorgie, candidate à une adhésion à l'Union européenne, est — ERIC PIERMONT / AFP

A quelques semaines du Brexit, la Géorgie se positionne. Le pays, candidat à une adhésion à l’Union européenne, est « prêt à prendre la place » de ceux qui souhaitent la quitter, a assuré la présidente géorgienne Salomé Zourabichvili, ce mercredi.

« La Géorgie incarne aujourd’hui un paradoxe », puisqu’elle souhaite « rejoindre l’Union européenne au moment où certains aspirent à la quitter », a déclaré la présidente géorgienne, invitée de la « Rencontre des entrepreneurs de France » (REF), organisée par le Medef.

« L’aspiration européenne de la Géorgie n’a jamais été aussi forte »

« D’ailleurs, nous sommes prêts à prendre la place », a plaisanté la chef d’Etat, qui s’exprimait face à un parterre d’entrepreneurs mais aussi de responsables politiques européens, dont le secrétaire britannique au Brexit, Steve Barclay. Selon Salomé Zourabichvili, « 80 % de la population géorgienne soutient, depuis près de quinze ans et sans discontinuer, l’adhésion à l’Europe ».

« L’aspiration européenne de la Géorgie n’a jamais été aussi forte », a-t-elle insisté, en rendant un vibrant hommage à l’Union, décrite comme « espace de droit, de mesure, de principes ». La présidente géorgienne, à la tête de l’ex-république soviétique du Caucase depuis 2018, a toutefois indiqué avoir une approche « réaliste » concernant l’adhésion à l’UE, estimant que ce processus serait long.

« L’UE doit continuer d’offrir aux Géorgiens un mouvement vers davantage d’Europe »

« Il est aujourd’hui clair que les opinions européennes ne sont pas prêtes à un élargissement immédiat (…). Mais la Géorgie, parce qu’elle souhaite la réussite de l’Union européenne, a déjà fait la preuve de sa patience », a-t-elle insisté. La chef d’Etat géorgienne, née en France dans une famille d’émigrés géorgiens et ancienne diplomate du Quai d’Orsay, a toutefois appelé les responsables européens à faire des gestes d’ouverture envers son pays.

« Cette patience ne peut être statique. L’UE doit continuer d’offrir aux Géorgiens un mouvement vers davantage d’Europe », a déclaré Salomé Zourabichvili, longuement applaudie par les participants. La Géorgie, indépendante depuis avril 1991, est une des rares ex-républiques soviétiques à avoir connu une transition démocratique réussie. Membre du Conseil de l’Europe depuis 1999, elle bénéficie d’un accès préférentiel au marché européen.