Etat d'alerte à Gaza après la mort de trois policiers palestiniens

PROCHE-ORIENT Israël a assuré ne pas être responsable des explosions qui ont coûté la vie aux policiers

20 Minutes avec AFP

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Des Palestiniens rassemblés à Gaza le 27 août 2019 après la mort de deux policiers.
Des Palestiniens rassemblés à Gaza le 27 août 2019 après la mort de deux policiers. — Khalil Hamra/AP/SIPA

La bande de Gaza était en « état » d'alerte « mercredi après des explosions fatales à des policiers palestiniens», ont annoncé les autorités dans l’enclave palestinienne contrôlée par le Hamas.

Dans la nuit de mardi à mercredi, dans la bande de Gaza, deux attentats à la bombe ont tué trois policiers, et non plus seulement deux comme avait annoncé dans un premier temps le ministère de l'Intérieur de l'enclave palestinienne contrôlée par le Hamas. Les autorités à Gaza comptent aussi trois blessés.

Les explosions ont ciblé des checkpoints de la police palestinienne. La bande de Gaza est en « état d’alerte », a précisé le ministère et des journalistes de l’AFP ont fait état d’une présence renforcée des hommes du Hamas sur les axes principaux de l’enclave palestinienne.

Pas de raid israélien dans la nuit, selon l’Etat hébreu

Les autorités à Gaza n’ont pas précisé la nature de ces explosions, alors que l’armée israélienne, qui avait bombardé mardi en fin de journée un poste militaire du Hamas dans la bande de Gaza après un tir d’un obus vers Israël, a indiqué n’avoir mené aucun raid aérien dans la nuit. Des témoins ont également indiqué à l’AFP n’avoir vu aucune trace de frappes aériennes à proximité des lieux des explosions qui interviennent dans un contexte qui s’est déjà tendu ces dernières semaines.

Une série de tirs de roquette suivis de représailles israéliennes depuis la mi-août, ainsi que des affrontements à la frontière, font craindre une escalade entre des mouvements armés de Gaza et Israël à l’approche des élections législatives israéliennes du 17 septembre.

Tensions avec le Jihad islamique

Les autorités israéliennes ont accusé le Hamas d’être responsable de ces dernières violences qui fragilisent un accord de trêve négocié par l’ONU et l’Egypte et qui prévoit un allégement du blocus israélien sur Gaza en échange de la fin des opérations militaires depuis l’enclave palestinienne.

Plus précisément, l’armée israélienne accuse le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, de ne pas en faire assez afin de contenir son allié du Jihad Islamique, considéré comme proche de l’Iran, ennemi d’Israël.

Le ministère de l’Intérieur à Gaza n’a pas indiqué dans la nuit de mardi à mercredi si les explosions fatales à au moins deux policiers étaient liées à d’éventuelles tensions entre le Hamas et le Jihad islamique. Par ailleurs, après de nouvelles salves de roquettes depuis Gaza vers Israël ce week-end, les autorités israéliennes ont réduit de moitié les livraisons de carburant pour Gaza, essentielles pour alimenter l’unique centrale électrique de l’enclave palestinienne soumise à un blocus israélien.