VIDEO. «Je suis l'Elu», Donald Trump se croit dans «Matrix»

CHOSEN ONE Le président américain a assuré qu'il avait été choisi par le peuple pour mener une guerre commerciale à la Chine

P.B. avec AFP

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Donald Trump dans les jardins de la Maison Blanche, le 21 août 2019.
Donald Trump dans les jardins de la Maison Blanche, le 21 août 2019. — Alex Brandon/AP/SIPA

Sarah Sanders avait déjà affirmé que « Dieu voulait que Donald Trump devienne président ». Lundi, c’est le président en personne qui l’a affirmé face au journaliste, les yeux levés vers le ciel : « Je suis l’Elu » (I am the Chose one), une formule qui a beaucoup fait rire sur Twitter, au lendemain de l’annonce sur Matrix 4.

Le président américain s’adressait aux journalistes dans les jardins de la Maison Blanche, mercredi matin. Parlant du bras de fer commercial avec la Chine, il l’a assuré : « Ce n’est pas ma guerre commerciale. C’est une guerre commerciale qui aurait dû être menée il y a longtemps déjà par d’autres présidents. Quelqu’un devait le faire. » Et puis il s’est tourné, levant les yeux vers le ciel pour lancer : « Je suis l’Elu »

Le président américain avait relayé un peu plus tôt sur Twitter les propos d’un commentateur de radio conservateur qui aurait affirmé à son égard : « Et les juifs en Israël l’adorent comme si c’était le roi d’Israël ». Plus qu’une référence biblique ou au joueur de basket LeBron James, les internautes y ont surtout vu une référence à Matrix, avec Morpheus qui le proclame, Neo/Keanu Reeves est « l’Elu. »

Le FMI tacle Trump

550 milliards de dollars de biens importés de Chine devraient être frappés d’une taxe comprise entre 10 et 25 % d’ici décembre. Et alors que des économistes s’inquiètent de l’impact et craignent une récession, le FMI leur a donné raison. Sur un ton inhabituellement direct, l’économiste en chef du Fonds monétaire international, Gita Gopinath et deux de ses collègues affirment que la politique économique de la Maison Blanche est contreproductive et va ralentir l’économie mondiale.

Les tarifs douaniers « vont avoir un impact négatif aussi bien sur l’économie américaine que mondiale en minant la confiance des entreprises et l’investissement et en désorganisant les chaînes d’approvisionnement, tout en augmentant les coûts pour les producteurs et les consommateurs », écrivent les auteurs dans un post d’un blog. « Des tarifs douaniers bilatéraux plus élevés ont peu de chances d’arriver à réduire les déséquilibres commerciaux, parce que pour l’essentiel ils détournent les échanges vers d’autres pays », écrivent Gopinath et ses collègues.