Etats-Unis: Un trafiquant d'armes condamné à 30 ans de prison pour des ventes en Libye et en Iran

JUSTICE En août 2015, il avait acheté pour plus de 200.000 dollars d’armes pour des clients libyens

20 Minutes avec agences

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Armes à feu provenant de plusieurs saisies, en 2013 (illustration)
Armes à feu provenant de plusieurs saisies, en 2013 (illustration) — M.Libert/20 Minutes

Un trafiquant d’armes a été condamné ce lundi à trente ans de prison par un tribunal de Los Angeles (Etats-Unis) pour avoir tenté de vendre des missiles sol-air à des acheteurs en Libye, aux Emirats ou en Irak. Selon le juge, l’ampleur des contrats négociés est « époustouflante et effrayante ».

Rami Najm Asad-Ghanem, 53 ans, est un Jordanien naturalisé Américain. Il a plaidé coupable de divers crimes fédéraux lors de son procès, qui s’est tenu en novembre dernier. Il était notamment accusé d’avoir négocié la vente de systèmes de missiles à une faction armée libyenne en 2015 par l’intermédiaire de mercenaires.

Hélicoptères et avions de combat pour l’Iran

Selon le procureur, l’accusé avait négocié le salaire des mercenaires, organisé leur arrivée en Libye et leur avait offert une prime de 50.000 dollars s’ils parvenaient à abattre des avions du gouvernement libyen. Les autorités ont été alertées de ses agissements en 2014 par un fournisseur d’équipement militaire californien. Le ministère de l’Intérieur avait alors monté une opération à l’aide d’un agent sous couverture.

Rami Ghanem avait contacté ce fournisseur, lui demandant de lui procurer des fusils de précision et appareils de vision nocturne lors d’une transaction qui devait se faire « sous la table ». Le trafiquant a ensuite cherché à acheter des hélicoptères et avions de combat pour des clients iraniens, assurant avoir des contacts avec le Hezbollah en Irak.

En août 2015, il a passé une commande de plus de 200.000 dollars pour des fusils, des pistolets, des silencieux et des lunettes de visée lasers à destination de la Libye. Il a ensuite été arrêté à Athènes et extradé vers les Etats-Unis. La veille de son arrestation, il avait déclaré : « La guerre me rend heureux ».