Brésil: Le preneur d’otages dans un bus à Rio de Janeiro abattu par la police

FAITS DIVERS Selon la police, 31 passagers avaient été pris en otage par cet homme armé d’un pistolet et d’un bidon d’essence

20 Minutes avec AFP

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(Illustration) Un officier de police au Brésil.
(Illustration) Un officier de police au Brésil. — Bruno SANTOS / AFP

La police a abattu l’homme qui détenait mardi 31 passagers d’un bus, sur le grand pont reliant Rio de Janeiro à la ville voisine de Niteroi, au Brésil, a annoncé un porte-parole, quatre heures environ après le début de la prise d'otages.

« Il a été nécessaire de tirer sur (l’homme) pour neutraliser ce marginal et sauver les personnes dans l’autobus », a déclaré à la chaîne de télévision Globo le colonel Mauro Fliess, ajoutant : « il est mort dans le bus ». Le porte-parole a précisé que 31 personnes étaient retenues en otages dans le bus au moment du dénouement, et non pas 16, comme précédemment indiqué.

La police menait des négociations avec l’inconnu lorsque des coups de feu ont été entendus, a rapporté Globo, provoquant des applaudissements de la foule de curieux rassemblés près de la scène.

La prise d’otages avait commencé vers 5h30 heure locale (8h30 GMT). Six passagers avaient été par la suite relâchés, et recueillis par des ambulances dépêchées sur place. De nombreux policiers étaient présents, y compris des tireurs d’élite. Le ravisseur, selon le porte-parole de la police, portait une arme factice.

Des motivations encore floues

On ignore toujours les motivations et les exigences du preneur d’otages, un homme jeune vêtu d’un tee-shirt blanc et d’un pantalon foncé qui a passé brièvement la tête par une fenêtre. « La priorité absolue est la protection des otages », avait tweeté, avant l’épilogue, le gouverneur de l’Etat de Rio, Wilson Witzel.

La circulation automobile sur l’immense pont de 13 km qui relie Rio à Niteroi en enjambant la baie de Guanabara, extrêmement dense en ce début de matinée, a été paralysée. Les prises d’otages dans des autobus sont relativement rares au Brésil.