Gibraltar autorise le pétrolier iranien à partir malgré la tentative américaine de blocage

DIPLOMATIE Les Etats-Unis soupçonne le navire de vouloir livrer sa cargaison à la Syrie

B.C. avec AFP

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Le pétrolier Grace 1 à Gibraltar en août 2019
Le pétrolier Grace 1 à Gibraltar en août 2019 — Marcos Moreno/AP/SIPA

La Cour suprême de Gibraltar a autorisé jeudi le pétrolier iranien arraisonné début juillet  à quitter les eaux de ce territoire britannique malgré la demande américaine de prolonger l'immobilisation du navire, qui était soupçonné de vouloir livrer sa cargaison à la Syrie.

L'Iran a garanti par écrit que la cargaison du Grace 1 ne serait pas envoyée en Syrie, frappée par un embargo de l'Union européenne, et le gouvernement de Gibraltar a donc demandé à la Cour de lever l'immobilisation dans un document rendu public.

Une demande par écrit encore possible

« Le navire n'est plus détenu », a déclaré le président de la Cour, le juge Anthony Dudley. Il a en revanche déclaré qu'il n'avait pas été saisi par écrit d'une demande américaine de retenir le pétrolier, annoncée dans la matinée par le ministère public de Gibraltar. « Cela ne m'a pas été soumis », a-t-il déclaré.

La décision de la Cour n'empêche pas les Etats-Unis de formuler leur demande ultérieurement afin de bloquer le navire avant qu'il ne quitte les eaux territoriales de Gibraltar, dans les heures ou les jours qui viennent.