VIDEO. Affaire Epstein: Une victime présumée attaque Ghislaine Maxwell

JUSTICE Cette Britannique est soupçonnée d'avoir joué les rabatteuses pour le millionnaire

20 Minutes avec AFP

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Ghislaine Maxwell, une proche de Jeffrey Epstein, en 2013.
Ghislaine Maxwell, une proche de Jeffrey Epstein, en 2013. — Fairchild Archive/Penske Media/REX/SIPA

L’affaire Epstein est loin d’être terminée. Quatre jours après la mort en prison du financier américain à New York, une victime de ses agressions sexuelles présumées a intenté une action en justice. Jennifer Araoz, 32 ans aujourd’hui, qui affirme qu’Epstein l’a sexuellement agressée plusieurs fois lorsqu’elle avait 14 et 15 ans, a réclamé réparation à ses héritiers devant la Cour suprême de l’Etat de New York, ainsi qu’à son amie et complice présumée, Ghislaine Maxwell, et trois autres femmes dont l’identité n’a pas été révélée.

Depuis la mort de Jeffrey Epstein, qui s’est apparemment pendu dans sa cellule dans la nuit de vendredi à samedi à la prison fédérale de Manhattan, le ministre américain de la Justice a promis de traquer les éventuels complices du financier. La Franco-Britannique Ghislaine Maxwell, fille du défunt magnat des médias Robert Maxwell, qui fut très proche de Jeffrey Epstein pendant des années, est le suspect numéro un.

Maxwell est accusée par certaines victimes présumées d’avoir activement recruté de jeunes adolescentes afin de satisfaire l’appétit sexuel Epstein et d’avoir même participé aux abus. Dans des documents judiciaires, Virginia Giuffre, affirmait que Ghislaine Maxwell l’avait forcée à avoir des relations sexuelles avec lui. Maxwell a toujours nié, et la plainte de 2015 s’était conclue par un accord à l’amiable confidentiel en 2017.

Un Français cité dans des documents judiciaires

Jennifer Araoz, qui n’a jamais rencontré Ghislaine Maxwell, accuse la Britannique d’avoir « participé et aidé Epstein à organiser son trafic sexuel » en repérant et en embauchant des jeunes femmes comme « recruteuses », et d’avoir intimidé des témoins potentiels. Invisible depuis des mois, serait terrée à Manchester-by-the-Sea, dans l’Etat du Massachusetts, où avec un compagnon, selon le tabloïd britannique The Daily Mail.

D’autres personnalités pourraient se retrouver sur la sellette, dont le Français Jean-Luc Brunel, Virginia Roberts Giuffre affirme avoir été « forcée » à avoir une relation sexuelle avec ce patron d’une agence de mannequins. Dans sa première plainte, en 2015, elle avait accusé l’agent français d’avoir « livré des dizaines de jeunes filles » mineures à Epstein via son agence MC2 basée à Miami et lancée avec le soutien financier du millionnaire américain. Contacté par 20 Minutes, l’avocat américain de Jean-Luc Brunel n’a pas donné suite. En 2015, l’intéressé avait démenti en bloc tout comportement inapproprié, dénonçant des « fausses histoires ».