VIDEO. Explosion en Russie: Le taux de radioactivité a dépassé jusqu'à 16 fois le niveau habituel

RADIATION Malgré ces indices supérieurs à la normale, ce taux ne présente pas de danger pour la santé selon l’agence russe de météorologie

20 Minutes avec AFP

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(Illustration) Une famille observe des explosions dans un dépôt de munitions militaires situé près de la ville d'Achinsk, dans la région de Krasnoïarsk, dans l'est de la Sibérie, à Achinsk, en Russie, le 5 août 2019.
(Illustration) Une famille observe des explosions dans un dépôt de munitions militaires situé près de la ville d'Achinsk, dans la région de Krasnoïarsk, dans l'est de la Sibérie, à Achinsk, en Russie, le 5 août 2019. — Dmitry Dub/AP/SIPA

Le taux de radioactivité après l’explosion survenue jeudi sur une base d’essais de missiles dans le Grand Nord a dépassé jusqu’à 16 fois le taux habituel, a annoncé mardi l’agence russe de météorologie, sans pour autant que ce taux présente un danger pour la santé.

Le 8 août 2019 à 12 heures, soit juste après l’explosion, « six des huit capteurs de Severodvinsk ont enregistré des dépassements de la puissance des doses de radiation (qui a alors été) de quatre à seize fois supérieure à celle habituelle », a annoncé Rosguidromet dans un communiqué.

Des taux revenus à leur niveau habituel

Un des capteurs a notamment relevé un taux de radioactivité de 1,78 microsievert par heure, tandis que la limite réglementaire est de 0,6 microsievert/heure en Russie et que la radioactivité naturelle moyenne à Severodvinsk est de 0,11 microsievert/heure. Rosguidromet précise que ces niveaux de radioactivité ont rapidement baissé pour revenir à la normale dans l’après-midi.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estimant par exemple que les risques de cancer peuvent augmenter à partir de 50.000 microsieverts reçus et l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français recommandant une mise à l’abri des populations à partir de 10.000 microsieverts.

La ville de Severodvinsk est située à une trentaine de kilomètres de la base de Nionoksa, où a eu lieu l’explosion.

Un missile en cause

Cinq employés de l’agence nucléaire russe Rosatom sont morts dans cette explosion. Selon elle, ils travaillaient sur « de nouveaux armements » et fournissaient de l’ingénierie et un soutien technique pour « la source d’énergie isotopique » du moteur d’un missile en train d’être mis au point. Selon des experts américains, l’accident est vraisemblablement lié aux essais d’un missile de croisière à propulsion nucléaire dont la Russie cherche à se doter, le 9M730 « Bourevestnik ».

Dans un tweet, le président Donald Trump a affirmé lundi en avoir « appris beaucoup sur l’explosion d’un missile défectueux en Russie », ajoutant que les Etats-Unis ont « une technologie similaire, mais plus avancée ».

Ce mardi, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a refusé de confirmer qu’il s’agit du « Bourevestnik » mais assuré que la compétence atteinte par la Russie en matière de missiles à propulsion nucléaire « dépasse significativement le niveau atteint par d’autres pays et est assez unique ».