Madagascar: L'étudiante britannique qui a sauté d'un avion faisait une dépression, selon l'enquête

DRAME L’échec des recherches que la jeune fille entreprenait dans le cadre de ses études l’aurait profondément déprimée

20 Minutes avec agences

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Un avion (illustration)
Un avion (illustration) — SONNY TUMBELAKA / AFP

La jeune Britannique qui s’est jetée d’un avion en vol au-dessus de Madagascar en juillet traversait une dépression, selon les conclusions des enquêteurs malgaches. Etudiante à Cambridge, la jeune fille de 19 ans s’était jetée dans le vide le 25 juillet dernier.

Les faits s’étaient produits cinq minutes après le décollage de l’avion depuis le petit aéroport d’Anjajavy. Son corps a été transféré jeudi à Antananarivo. Il avait été découvert dans la forêt de Mahadrodroka mardi après deux semaines de recherches.

Des prises de médicaments ?

Selon le chef de l’enquête, des pilules contre le paludisme ont été trouvées dans son sac. « Et on nous a rapporté qu’elle avait aussi des somnifères qui traînaient sur sa table à son hôtel », a déclaré le commandant. Selon lui, la jeune fille avait des soucis d’élocution lors d’un appel avec ses parents.

Ils « avaient eu du mal à reconnaître leur fille […] et lui avaient demandé de prendre le même avion que Mme Ruth Johnson, une Anglaise qui séjournait dans le même hôtel qu’elle, pour retourner en Angleterre », a indiqué l’enquêteur ce mercredi. « Avant le départ, le 25 juillet, en allant la chercher dans sa chambre, Mme Ruth a retrouvé Alana assise sur une chaise, avec le regard perdu dans le vide. »

L’échec de ses recherches d’étudiante

Dans un communiqué, la famille d’Alana avait précisé qu’elle devait poursuivre ses études de sciences naturelles dans le cadre d’un stage à Madagascar. Elle n’a fourni aucune explication du geste de la jeune fille qu’elle décrivait comme curieuse et enthousiaste. Selon l’officier de gendarmerie, Alana ne voulait pas rentrer.

« Elle a fait des recherches sur les petits crabes et elle a fait une dépression après constat de l’échec de ses recherches », a indiqué jeudi à la presse un colonel. « Elle a eu une déception et a accepté à contrecœur de rentrer chez elle. [Sa] recherche devait durer six semaines. Mais en dix jours de recherches, ses parents ont décidé de la ramener après constat de l’échec de la recherche. »