«Atomik», la vodka fabriquée à partir de céréales de Tchernobyl (et elle n'est pas radioactive)

ALCOOL Les scientifiques tentent de créer la Société des spiritueux de Tchernobyl et espèrent lancer la production à petite échelle dès cette année

20 Minutes avec AFP

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Des chercheurs britanniques a contribué à la production d'une vodka sans radioactivité baptisée «Atomik», à partir de récoltes près  de Tchernobyl.
Des chercheurs britanniques a contribué à la production d'une vodka sans radioactivité baptisée «Atomik», à partir de récoltes près de Tchernobyl. — HO / University of Portsmouth / AFP

« C’est la bouteille d’alcool la plus importante au monde parce qu’elle pourrait aider les communautés vivant dans et autour des zones sinistrées à reprendre pied. » Cette bouteille d’alcool, c’est l'« Atomik », de la  vodka sans radioactivité produite par une équipe de chercheurs britanniques.

L’équipe anglaise de l’université de Portsmouth a travaillé avec des collègues ukrainiens pour produire la boisson à partir de récoltes effectuées près du site de Tchernobyl (Ukraine), contaminé par l’accident de la centrale nucléaire de 1986. Les chercheurs ont trouvé de la radioactivité dans les céréales mais après le processus de distillation, la seule radioactivité encore présente était du carbone 14 « au même niveau que dans tout autre alcool fort », souligne-t-on dans un communiqué.

Une zone radioactive pendant quelque 24.000 ans

Pour rappel, l’explosion dans la centrale nucléaire de Tchernobyl avait fait 30 morts le 26 avril 1986 et des centaines d’autres de maladies liées à l’accident. Le bilan exact reste contesté. Les autorités soviétiques avaient d’abord tenté de couvrir et minorer la catastrophe.

En fin de compte, 350.000 personnes avaient été évacuées de la zone d’exclusion. Les scientifiques estiment qu’elle sera encore radioactive pendant quelque 24.000 ans. Après l’accident, une zone d’exclusion de 30 kilomètres a été établie autour de la centrale. L’exploitation agricole est toujours interdite dans cette zone et les environs, sauf pour des cultures à très petite échelle.

 

« Des milliers de gens vivent encore dans la zone de relogement obligatoire où l’exploitation de terres agricoles et les investissements restent interdits », a souligné le professeur Jim Smith. De fait, les scientifiques tentent de créer une entreprise à vocation sociale, la Société des spiritueux de Tchernobyl, et espèrent lancer la production à petite échelle dès cette année. Les trois quarts des profits iront à la communauté locale.

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