Fusillades aux États-Unis: Les ventes de sacs à dos pare-balles en hausse

COMMERCE Ces sacs, qui ne protègent qu’une partie du corps, ne sont certifiés par aucune instance officielle

L.C.
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Le fabricant Alex Cejas montre un sac à dos pare-balles , en novembre 2017, à Miami (Etats-Unis).
Le fabricant Alex Cejas montre un sac à dos pare-balles , en novembre 2017, à Miami (Etats-Unis). — Charles Trainor Jr/AP/SIPA

Les ventes de sacs à dos pare-balles sont en hausse aux Etats-Unis, à l’approche de la rentrée des classes et après les deux fusillades survenues le week-end dernier, ont constaté plusieurs médias américains, repérés par le journal Ouest-France. Deux attaques, l’une à El Paso au Texas et l’autre à Dayton dans l’Ohio, ont fait 31 morts.

La société texane ReadyToGoSurvival, qui commercialise des sacs à dos pare-balles (bulletproof backpacks en anglais), a vu ses commandes bondir, selon l’un de ses représentants. « Notre base de référence est de 100 unités par mois. Nous avons vendu 300 unités ces derniers jours », a déclaré Roman Zrazhevskiy, cité par le Houston Chronicle, un site d’information texan. L’entreprise affirme que la demande provient de Floride, de Californie et de New York, et que le profil des acheteurs est des familles « de classe moyenne supérieure ».

Des sacs à dos à l’effigie de héros Disney

Ces sacs à dos pare-balles sont vendus en ligne ou dans des magasins outre-Atlantique, pour une somme variant entre 100 et 200 dollars, soit 90 à 180 euros. Certains fabricants commercialisent de tels sacs à l’effigie des héros de films d’animation ou de dessins animés pour enfants, ce qui a provoqué l’ire de Disney, rapporte le site américain The Hollywood Reporter.

Ce n’est pas la première fois que ce marché connaît un essor particulier : après la mort de 27 personnes dont 20 enfants lors d’une fusillade dans une l’école à Newton à l’école primaire de Sandy Hook, en 2012, les ventes de sacs à dos pare-balles avaient déjà augmenté.

Une efficacité contestée

Les médias américains s’interrogent toutefois sur l’efficacité de cet accessoire vendu comme un outil de protection. Le sac à dos ne protège que partiellement le corps et les produits mis en vente ne sont pas certifiés par une instance officielle.

« Ces sacs à dos ne résisteront en aucun cas aux fusils d’assaut si souvent utilisés dans les fusillades dans les écoles », avertit William Bratton, ancien commissaire de la police de New York, cité par la chaîne CNBC.