Roumanie: Une taxe sur le soda pour réduire l'obésité et alimenter le budget

SANTÉ PUBLIQUE Cette nouvelle taxe devrait rapporter 66 millions d’euros en quatre mois d’ici à fin 2019

20 Minutes avec agences
— 
Des boissons sucrées (illustration).
Des boissons sucrées (illustration). — JOEL SAGET / AFP

La Roumanie va introduire une taxe sur les sodas pour des questions de santé publique – et de finances. Le gouvernement, après d’autres pays européens comme la France, a décidé de taxer les boissons sucrées pour réduire l’obésité et renflouer les caisses de l’Etat.

L’épidémie d’obésité dans l’UE « pèse énormément sur les systèmes de santé », a indiqué le ministère des Finances dans un document ce mardi. « Cette taxe vise à décourager la consommation [de sodas] et à augmenter les recettes publiques, qui pourront aller à l’éducation et la santé. »

Une mesure critiquée

La taxe devrait rapporter 66 millions d’euros sur toute la fin 2019, selon le ministère. Elle vient s’ajouter à un relèvement de la fiscalité sur le tabac et à plusieurs baisses des dépenses dans le secteur public.

L’opposition de centre droit a ironisé ce mardi sur l’initiative gouvernementale, rappelant qu’une proposition de loi similaire venant de son bord avait été rejetée en avril. L’association des boissons rafraîchissantes (ANBR) a pour sa part dénoncé une taxe « discriminatoire » qui aura un impact négatif sur un secteur fort de 60.000 salariés. Le marché roumain des boissons sucrées représente environ 1,2 milliard d’euros, selon une étude.