Fusillades aux Etats-Unis: Donald Trump accuse ses détracteurs d'avoir des arrière-pensées politiques

RACISME « Ce sont donc des gens qui cherchent à tirer un profit politique » de leurs critiques, a déclaré Donald Trump à propos de ses opposants

L.C. avec AFP

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Donald et Melania Trump embarquent en avion à destination de Dayton, dans l'Ohio, le 7 août 2019.
Donald et Melania Trump embarquent en avion à destination de Dayton, dans l'Ohio, le 7 août 2019. — Evan Vucci/AP/SIPA

Le président américain Donald Trump​ a affirmé ce mercredi que ceux qui l’accusent d’attiser la haine raciale aux Etats-Unis, après deux fusillades meurtrières, le font à des desseins politiques.

Les récentes tueries « n’ont rien à voir avec le président Trump », a-t-il déclaré depuis les jardins de la Maison Blanche avant de se rendre à Dayton, dans l’Ohio, puis à El Paso, au Texas, théâtres des deux tragédies du week-end. « Ce sont donc des gens qui cherchent à tirer un profit politique » de leurs critiques, a-t-il ajouté à propos de ses opposants.

Trump visite les deux villes meurtries

Donald Trump doit se rendre ce mercredi dans les deux villes endeuillées par les fusillades du week-end : Dayton, dans l’Ohio, et El Paso, au Texas. Depuis que deux tireurs ont, à moins de 13 heures d’intervalle, fait 22 victimes dans le Texas puis 9 dans l’Ohio, la partition du milliardaire républicain est difficile à jouer.

Le politicien conservateur, qui s’est fait élire en traitant les Mexicains de « violeurs » et évoque régulièrement une « invasion » des Etats-Unis par les milliers de migrants d’Amérique centrale, est sous le feu des critiques.

Notamment parce que ce terme d'« invasion », utilisé par l’extrême droite à travers le monde, a été repris par le jeune auteur de la tuerie d’El Paso dans un manifeste mis en ligne avant son passage à l’acte, fatal à au moins sept ressortissants mexicains.

Le président américain pourrait recevoir un accueil mitigé à El paso et Dayton. A l’appel de l’organisation de défense des migrants Border Network for Human Rights, Rachel Curtis se rendra ainsi mercredi en début d’après-midi dans le parc Washington d’El Paso, à quelques encablures du Rio Grande marquant la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, pour brandir une pancarte hostile au président.