Hong Kong : Les manifestants verrouillent leur smartphone pour se protéger de la police

DONNÉES PERSONNELLES Il suffit souvent d’un simple clic pour désactiver la reconnaissance faciale sur son smartphone

20 Minutes avec agence

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Heurts entre manifestants et forces de l'ordre le 28 juillet 2019 à Hong Kong
Heurts entre manifestants et forces de l'ordre le 28 juillet 2019 à Hong Kong — Miguel Candela / SOPA Images/Sip/SIPA

Les manifestants hongkongais sont de plus en plus nombreux à avoir recours au « mode police » de leur smartphone. En cas d’interpellation, cela permet d’empêcher les policiers utilisent l’outil de reconnaissance faciale pour déverrouiller l’appareil pour accéder aux données personnelles.

Depuis deux mois, les protestataires réclament une réforme démocratique en manifestant dans les rues. Mais quand ils les arrêtent, les agents de police en profitent alors pour déverrouiller leur téléphone et en extraire de précieuses informations, explique Le Figaro.

Plusieurs techniques pour bloquer la reconnaissance faciale

Mais il existe un moyen de désactiver la reconnaissance faciale sur certains téléphones. Sur les iPhone par exemple, une manipulation rapide permet depuis 2017 de laisser le téléphone verrouillé même face au visage de son utilisateur. Il suffit, pour cela, d’appuyer simultanément pendant quelques secondes sur le bouton de veille et sur un des boutons du volume.

L’ouverture du smartphone repose alors sur un système de sécurité traditionnel avec code. Il est aussi possible de désactiver le déverrouillage à l’aide des empreintes digitales, présent sur les iPhone depuis 2013, en appuyant sur le bouton de veille à cinq reprises.

Protéger ses données personnelles

Le New York Times rapporte ainsi qu’un des participants au mouvement de contestation n’a pas hésité à utiliser le « mode police ». Voyant qu’il allait se faire arrêter, le Hongkongais a eu le temps de neutraliser la reconnaissance faciale de son téléphone.

Une fois entre les mains des policiers, son appareil est resté muet. En France, la cour d’appel de Paris a décidé en avril dernier qu’une personne en état d’arrestation n’était pas obligée de révéler à la police le code qui permet d’accéder au contenu de son smartphone.