Royaume-Uni: L'épouse de l'émir de Dubaï devant la justice pour chercher protection contre son mari

DIVORCE Le princesse Haya a également demandé la garde de ses enfants

20 Minutes avec AFP

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L'émir de Dubaï et sa femme, la princesse Haya, le 11 février 2018.
L'émir de Dubaï et sa femme, la princesse Haya, le 11 février 2018. — KARIM SAHIB / AFP

La princesse Haya, épouse de l’émir de Dubaï Mohammed ben Rached al-Maktoum, 70 ans, a demandé à être placée sous ordonnance de protection contre un mariage forcé, ce mardi devant le juge aux affaires familiales de la Haute Cour de justice de Londres, a écrit l’agence de presse britannique PA.

La fille du défunt roi Hussein de Jordanie, âgée de 45 ans, a également demandé à être placée sous une ordonnance de protection contre des brutalités et réclamé la garde de ses enfants, lors de cette audience à laquelle seule la presse britannique a été autorisée à assister. Le souverain émirati a de son côté réclamé le retour de ses enfants aux Emirats.

La même avocate que le prince Charles

La princesse et le souverain ont publié un communiqué confirmant être partie prenante dans une procédure concernant leurs enfants, après une audience privée qui s’est tenue plus tôt au mois de juillet.

« Ces procédures concernent le bien-être des deux enfants issus de leur mariage et ne concernent pas une question de divorce ou de finances », est-il écrit dans ce communiqué. L’audience devant la Haute cour est prévue sur deux jours et doit se poursuivre mercredi. 

La princesse Haya est arrivée au tribunal accompagnée de son avocate Fiona Shackleton, qui avait représenté le prince Charles, héritier du trône britannique, lors de son divorce avec la princesse Diana.

« Sponsor de la prostitution et de l’esclavage »

Mohammed ben Rached al-Maktoum, 70 ans, est lui représenté par Helen Ward, qui avait représenté le réalisateur britannique Guy Ritchie lors de son divorce avec la chanteuse américaine Madonna.

Une dizaine de personnes ont manifesté devant le tribunal contre le souverain émirati, dont certains brandissaient des pancartes portant la mention « Sponsor de la prostitution et de l’esclavage » sous une photo de l’émir.