Royaume-Uni : Santé, éducation… Boris Johnson va dévoiler ses priorités pour le pays (et pas pour le Brexit)

PRIME MINISTER Le nouveau Premier ministre britannique va tenir un discours ce samedi à Manchester

20 Minutes avec AFP

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Mandatory Credit: Photo by Geoff Pugh/REX (10348164w)
Prime Minister Boris Johnson with Home Secretary Priti Patel join local police on a visit to North Road, Harbourne.
Prime Minister and Home Secretary visit local police, Birmingham, UK - 26 Jul 2019/Rex_Prime_Minister_and_Home_Secretary_visit_lo_10348164W//1907270115
Mandatory Credit: Photo by Geoff Pugh/REX (10348164w) Prime Minister Boris Johnson with Home Secretary Priti Patel join local police on a visit to North Road, Harbourne. Prime Minister and Home Secretary visit local police, Birmingham, UK - 26 Jul 2019/Rex_Prime_Minister_and_Home_Secretary_visit_lo_10348164W//1907270115 — Geoff Pugh/REX/SIPA

Après le Brexit, place aux affaires internes. Le nouveau Premier ministre britannique, Boris Johnson, va dévoiler ce samedi ses priorités en matière de santé, d’éducation et d’infrastructures. Il le fera au cours d’un discours prévu à Manchester.

Depuis son arrivée au pouvoir, mercredi, « BoJo » s’était davantage concentré sur les questions internationales, affichant la couleur sur le divorce à venir avec Bruxelles. Il a notamment réclamé un nouvel accord, jugeant « inacceptable » l’accord négocié par Theresa May, à qui il a succédé, et a demandé « l’abolition » de la disposition controversée du « filet de sécurité » irlandais, faute de quoi son pays partirait  le 31 octobre sur un No Deal. Une demande qui n’a pas ému l’UE, puisque les dirigeants européens ont répété qu’ils ne rouvriraient pas l'accord de divorce conclu en novembre dernier.

« Pas un autre événement électoral »

L’ex-maire de Londres entend donc désormais se concentrer sur son agenda domestique. Selon des analystes, cela pourrait signifier qu’il se prépare à convoquer des élections dans l’espoir d’élargir sa majorité au Parlement, qui est seulement de deux voix actuellement. Et ce alors que Boris Johnson lui-même a indiqué vendredi, à Birmingham, qu’il excluait un nouveau scrutin. Car les Britanniques en ont assez, selon lui, d’être convoqués aux urnes. « Ce qu’ils veulent, c’est être sortis de l’UE le 31 octobre. Ils ne veulent pas un autre événement électoral, ils ne veulent pas un référendum, ils ne veulent pas de nouvelles élections législatives », a-t-il déclaré.

Ce samedi, Boris Johnson va donc « exposer sa vision pour rééquilibrer le pouvoir, la croissance et la productivité à travers le Royaume-Uni », selon des extraits de son discours. A son arrivée au pouvoir, en juillet 2016, Theresa May avait elle aussi promis de combattre les « injustices criantes » sur le territoire. Mais elle avait très vite dû mettre toute son énergie pour gérer (sans succès) le dossier du Brexit.