Boris Johnson lors de son premier discours en tant que Premier ministre, le 24 juillet 2019, à Londres
Boris Johnson lors de son premier discours en tant que Premier ministre, le 24 juillet 2019, à Londres — Steve Back/REX/SIPA

BREXIT

Sajid Javid, Priti Patel, Dominic Raab... Qui sont les ministres du nouveau gouvernement de Boris Johnson?

Le nouveau Premier ministre britannique a voulu promouvoir des femmes et des personnalités issues de minorités ethniques.

  • Boris Johnson est devenu mardi le Premier ministre du Royaume-Uni.
  • Il a nommé au sein de son gouvernement des eurosceptiques convaincus.
  • Boris Johnson a accordé une place particulière aux femmes et aux personnalités issues de minorités ethniques.

En route pour le Brexit. Le nouveau Premier ministre britannique, Boris Johnson, a écarté une grande partie des poids lourds de l’équipe de Theresa May pour s’entourer d’eurosceptiques, avec la promesse de sortir de l'Union européenne le 31 octobre avec ou sans accord. Les premières nominations qu’il a décidées confirment aussi sa volonté, annoncée par ses proches, de promouvoir des femmes et des personnalités issues de minorités ethniques.

L’ancien banquier Sajid Javid, fils d’immigrés pakistanais, a été nommé ministre des Finances, un poste stratégique dans le contexte du Brexit, en particulier en cas de sortie sans accord, qui pourrait générer de fortes turbulences économiques. Il était jusqu’à présent ministre de l’Intérieur, portefeuille récupéré par Priti Patel, 47 ans, dont les parents sont d’origine indienne, et qui est une ardente avocate du Brexit.

 

Boris Johnson a choisi un autre eurosceptique convaincu, Dominic Raab, 45 ans, pour prendre la tête de la diplomatie britannique, un poste crucial en pleine crise des pétroliers avec l’Iran. Dominic Raab avait démissionné l’an dernier du gouvernement de Theresa May pour marquer son opposition à sa stratégie sur le Brexit, qu’il jugeait trop conciliante avec l’Union européenne. Il remplace Jeremy Hunt, rival malheureux de Boris Johnson pour remplacer Theresa May. Steve Barclay est lui maintenu à son poste de ministre chargé du Brexit et sera l’interlocuteur des équipes de négociations de l’UE.

Un premier discours sur le Brexit

Lors de son premier discours devant Downing Street, Boris Johnson a promis de « sortir de l’UE le 31 octobre, sans conditions ». Cette nouvelle date butoir, dans moins de 100 jours, a été fixée après deux reports du Brexit, initialement prévu le 29 mars en raison du rejet de l’accord de divorce conclu par Theresa May avec Bruxelles.

Il a répété qu’il était prêt à une sortie sans accord, fustigeant le « pessimisme » des anti-Brexit, qui redoutent les conséquences économiques d’une rupture brutale après quarante-six ans d’union. Trois ans après le référendum de juin 2016 qui a vu les Britanniques voter à 52 % pour le Brexit, « les Britanniques en ont assez d’attendre », a martelé Boris Johnson.

Démissions en chaîne avant sa prise de fonction

Avant même qu’il n’arrive à Downing Street, plusieurs ministres ont claqué la porte du gouvernement : le vice-Premier ministre, David Lidington, le ministre des Finances, Philip Hammond, celui de la Justice, David Gauke, et celui du Développement international, Rory Stewart, marquant ainsi leur opposition à l’éventualité d’une sortie sans accord de l’UE. D’autres ont été remerciés, y compris les pro-Brexit Penny Mordaunt, ministre de la Défense, et Liam Fox, ministre du Commerce International.

Boris Johnson a nommé comme conseiller Dominic Cummings, directeur controversé de la campagne officielle en faveur du Brexit lors du référendum de juin 2016, a-t-on appris auprès d’une source proche de son équipe.