Etats-Unis: L'élue musulmane Ilhan Omar réplique à Donald Trump, qui l’a fait huer, et le traite de «fasciste»

ELECTIONS La parlementaire démocrate a été prise pour cible mercredi soir dans un meeting du président américain, qui a esquissé un mea culpa

20 Minutes avec AFP

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L'élue démocrate Ilhan Omar lors d'une conférence de presse à Washington, le 15 juillet 2019.
L'élue démocrate Ilhan Omar lors d'une conférence de presse à Washington, le 15 juillet 2019. — BRENDAN SMIALOWSKI/AFP

Ilhan Omar contre-attaque. L’élue démocrate du Minnesota s’est dite jeudi « convaincue » que Donald Trump était « un fasciste », après que le président américain l’a accusée de détester les Etats-Unis et l'a appelée à « retourner » dans son pays d'origine.

Ilhan Omar a dénoncé la volonté de Donald Trump et de ses partisans de faire taire « le débat démocratique et les divergences d’opinions » dans le pays. « Ce n’est pas à propos de moi, c’est à propos de notre combat pour ce que devrait réellement être notre pays », a ajouté l’élue musulmane.

Donald Trump n’a pas aimé les « Renvoyez-la ! »

La parlementaire avait été prise pour cible la veille par les partisans du milliardaire républicain, qui avaient scandé « Renvoyez-la ! » à l’évocation d’Ilhan Omar, fille de réfugiés somaliens et élue au Congrès en 2018.

« Cela ne m’a pas plu. Je ne suis pas d’accord avec cela », a déclaré jeudi Donald Trump, qui a écouté mercredi soir la foule reprendre cette formule à plusieurs reprises sans dire un mot. Le locataire de la Maison-Blanche a aussi assuré, contre toute évidence, qu’il avait essayé d’interrompre ces chants. « J’ai commencé à parler très rapidement », a-t-il avancé.

Le président a violemment attaqué ces derniers jours Ilhan Omar et trois autres élues démocrates issues des minorités, les accusant « d’aimer les ennemis » de l’Amérique et les invitant à quitter le pays si elles n’y étaient pas heureuses. Ces propos ont provoqué un tollé, notamment chez les démocrates qui ont dénoncé des propos « racistes » et « xénophobes ».