Nucléaire iranien: Paris, Londres et Berlin appellent à «arrêter l'escalade des tensions»

GEOPOLITIQUE «Le moment est venu d'agir de façon responsable et de rechercher les moyens de reprendre le dialogue», écrivent les trois signataires européens de l'accord sur le nucélaire iranien de 2015

20 Minutes avec AFP

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Photomontage du président américain Donald Trump et de son homologue iranien Hassan Rohani.
Photomontage du président américain Donald Trump et de son homologue iranien Hassan Rohani. — AP/SIPA

La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, les trois signataires européens de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 (JCPoA), ont appelé ensemble dimanche à « arrêter l’escalade des tensions et reprendre le dialogue ». « Nous sommes préoccupés par le risque que le JCPoA ne se défasse, sous la pression des sanctions imposées par les États-Unis et à la suite de la décision de l’Iran de ne plus appliquer plusieurs des dispositions centrales de l’accord », expliquent-ils dans un communiqué commun diffusé par l’Elysée.

Reprendre le dialogue

« Par ailleurs, poursuit le texte, nos trois pays sont profondément troublés par les attaques auxquelles nous avons assisté dans le golfe Persique et au-delà, ainsi que par la détérioration de la sécurité dans la région. Nous pensons que le moment est venu d’agir de façon responsable et de rechercher les moyens d’arrêter l’escalade des tensions et de reprendre le dialogue. » Pour Paris, Londres et Berlin, « les risques sont tels qu’il est nécessaire que toutes les parties prenantes marquent une pause, et envisagent les conséquences possibles de leurs actions ».

L’Iran avait décidé en mai, un an après le retrait unilatéral des Etats-Unis de l’accord international de 2015 visant à limiter son programme nucléaire, de cesser de limiter ses réserves d’eau lourde et d’uranium enrichi. Donald Trump avait ensuite imposé de nouvelles sanctions américaines sur plusieurs secteurs économiques iraniens. Téhéran a annoncé lundi dernier produire désormais de l'uranium enrichi à au moins 4,5%, un niveau prohibé. « Alors que nous continuons de soutenir le JCPoA, sa poursuite dépend du plein respect par l’Iran de ses obligations, écrivent dimanche les trois Etats européens, pour lesquels « des signes de bonne volonté sont nécessaires de toute urgence, de la part de toutes les parties ».