Allemagne: Les tremblements de Merkel, affaire «privée» pour une majorité d'Allemands

POLITIQUE 34 % des sondés jugent que les tremblements dont a été victime Angela Merkel est une information d’intérêt public, selon un sondage Civey, publié ce samedi dans l'« Augsburger Allgemeinen »

B.D. avec AFP

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Angela Merkel essayant de contrôler son tremblement, le 27 juin 2019 à Berlin.
Angela Merkel essayant de contrôler son tremblement, le 27 juin 2019 à Berlin. — Kay Nietfeld / dpa / AFP

Une nette majorité d’Allemands (59 %) juge que les trois séries de tremblements en public dont a été victime Angela Merkel relèvent de sa sphère « privée », selon un sondage publié ce samedi.

La chancelière allemande, au pouvoir depuis 14 ans, a suscité l’inquiétude ces dernières semaines en étant prise, à trois reprises, de tremblements lors de cérémonies officielles. Mais pour 59 % des personnes interrogées, ces tremblements ne relèvent que de la sphère « privée » de la chancelière, qui aura 65 ans le 17 juillet. 34 % des sondés jugent au contraire qu’il s’agit d’une information d’intérêt public, selon ce sondage Civey, publié ce samedi dans l'Augsburger Allgemeinen.

D’intérêt public seulement pour les sympathisants de l’AfD

Parmi les personnes interrogées, les sympathisants de la CDU, le parti conservateur d’Angela Merkel, mais aussi du SPD (sociaux-démocrates) et des Verts jugent dans leur majorité que ces tremblements ne concernent que la chancelière. Seuls les sympathisants de l’AfD (extrême droite) considèrent que c’est d’intérêt public.

Jeudi, Angela Merkel s’était exceptionnellement assise sur une chaise pour une cérémonie des hymnes nationaux au lendemain de nouveaux tremblements en public. La chancelière s’est montrée rassurante sur son état de santé, affirmant mercredi aller «très bien». Elle a attribué l’incident à une réaction psychosomatique liée à l’anxiété suscitée par sa première crise impressionnante de tremblements, survenue il y a moins d'un mois.

Selon Bild, elle a effectué des examens médicaux approfondis, notamment sanguins, après sa première crise le 18 juin au côté du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Elle avait alors attribué cet incident à une déshydratation liée à la forte chaleur qui régnait sur Berlin.