Italie: Un jury admet une erreur d'identité lors du procès d'un trafiquant de migrants

JUSTICE Un Erythréen était accusé d'avoir dirigé un vaste réseau de trafiquants de migrant

20 Minutes avec AFP

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Un navire transportant 41 migrants se dirige vers Lampedusa, le 6 juillet 2019.
Un navire transportant 41 migrants se dirige vers Lampedusa, le 6 juillet 2019. — Elio Desiderio/AP/SIPA

La cour d’assises de Palerme, en Sicile (Italie), a reconnu ce vendredi une erreur d’identité dans l’affaire d’un Erythréen accusé d’avoir dirigé un vaste réseau de trafiquants de migrants, un nouveau coup dur pour les enquêteurs qui peinent à frapper ces réseaux à la tête.

La cour a ordonné la libération immédiate de l'homme jugé, tout en assortissant sa décision d'une condamnation pour aide à l'immigration clandestine, une peine couverte par sa détention préventive.

Un prénom en commun

En juin 2016, les autorités italiennes avaient annoncé l’arrestation au Soudan et l’extradition pour être jugé en Italie de Medhanie Yehdego Mered, soupçonné en particulier d’avoir affrété le bateau dont le naufrage avait fait plus de 366 morts le 3 octobre 2013 devant l’île de Lampedusa.

Mais très vite, les témoignages se sont multipliés pour affirmer que l’homme arrêté n’était pas Mered mais Medhanie Tesfamariam Berhe, un réfugié érythréen n’ayant qu’un prénom en commun avec l’homme recherché.

Après un long procès, la cour a reconnu que l’homme jugé était Behre et a ordonné sa libération. Cependant, elle a assorti cette décision d’une condamnation à cinq ans de prison – une peine couverte par sa détention préventive – pour aide à l’immigration clandestine, en raison de contacts établis entre Behre et un passeur en Libye.

Le parquet avait requis 14 ans de réclusion.