Etats-Unis: L'ONU «choquée» par les conditions de détention de migrants

REACTION Dimanche, le président américain avait annoncé que des centres de détention de migrants allaient être ouverts aux journalistes

20 Minutes avec AFP

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L'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, à Guatemala City le 30 janvier 2015.
L'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, à Guatemala City le 30 janvier 2015. — Moises Castillo/AP/SIPA

Dans un communiqué publié ce lundi, Michelle Bachelet, la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme s’est dite « choquée » par les conditions de détention des migrants et des réfugiés, « enfants et adultes », aux Etats-Unis.

Dimanche, Donald Trump avait annoncé que des centres de détention de migrants, critiqués pour leur surpopulation et leurs mauvaises conditions de vie, allaient être ouverts aux journalistes.

La détention d’enfants contraire au droit international

« En tant que pédiatre, mais aussi en tant que mère et ancienne chef d’Etat (du Chili), je suis profondément choquée que des enfants soient contraints de dormir sur le sol dans des installations surpeuplées, sans un accès adéquat à des soins de santé ou à de la nourriture et dans de mauvaises conditions sanitaires », a-t-elle déclaré, citée dans le communiqué.

« Détenir un enfant, même pour de courtes périodes et dans de bonnes conditions, peut avoir de graves conséquences sur sa santé et son développement. Pensez aux dégâts causés chaque jour en laissant cette situation alarmante perdurer », a-t-elle ajouté. Plusieurs organes des Nations unies chargés des droits humains ont fait valoir que la détention d’enfants migrants pouvait constituer un traitement cruel, inhumain ou dégradant, interdit par le droit international.

Une « surpopulation dangereuse » dans les centres de rétention

En mai, 144.000 personnes ont été arrêtées et placées en détention par la police aux frontières (CBP)​. Mais les places manquent dans ces structures ainsi que dans les centres d’accueil où les mineurs et les familles sont normalement transférés.

Un rapport du ministère américain de la Sécurité intérieure (DHS), qui chapeaute la police aux frontières, a admis la semaine dernière une « surpopulation dangereuse » dans de nombreux centres accueillant des migrants clandestins, majoritairement des Centraméricains qui fuient la violence et la misère dans leur pays. Pour Michelle Bachelet, « toute privation de liberté des migrants et des réfugiés adultes devrait être une mesure de dernier recours ».