Coupe afro, dreadlocks, tresses: La Californie interdit «la discrimination raciale fondée sur les cheveux»

DROITS DE L'HOMME Au même titre que le sexe, la religion ou l’origine ethnique, les cheveux ne pourront plus être invoquées pour refuser un emploi ou un logement par exemple

20 Minutes avec agences

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La Californie est le premier Etat américain à interdire « la discrimination raciale fondée sur les cheveux ».
La Californie est le premier Etat américain à interdire « la discrimination raciale fondée sur les cheveux ». — Pixabay / StockSnap

La ville de New York a adopté une législation similaire au début de l’année. La Californie est devenue ce mercredi le premier Etat américain à interdire « la discrimination raciale fondée sur les cheveux ». Une loi autorise de fait le port de la coupe afro, des tresses ou des dreadlocks à l’école ou sur le lieu de travail.

La mesure vise explicitement à protéger les Noirs américains qui sont parfois confrontés à des règlements vexatoires. Elle a été adoptée à l’unanimité par les deux chambres californiennes et doit entrer en vigueur le 1er janvier prochain.

Les cheveux « restent une cause de discrimination raciale »

Selon le texte, les cheveux « restent une cause répandue de discrimination raciale avec des conséquences économiques et sanitaires graves, spécialement pour les individus noirs ». Ces coiffures ne pourront plus désormais être invoquées pour refuser un emploi ou un logement par exemple, au même titre que le sexe, la religion ou l’origine ethnique.

Les employeurs pourront toujours faire appliquer certains règlements liés à la sécurité ou à l’hygiène, comme le port d’un filet sur les cheveux, pourvu qu’ils ne soient pas discriminatoires et s’appliquent à tout le monde.

« Pour nous, c’est un symbole de qui nous sommes »

La loi a été rédigée et portée par la sénatrice démocrate de Los Angeles Holly Mitchell, elle-même noire et arborant fréquemment des micro-tresses. « Cette loi protège le droit des Californiens noirs à porter leurs cheveux naturels, sans pression pour se conformer à des normes euro-centrées », a expliqué l’élue. « Pour nous, c’est un symbole de qui nous sommes », a-t-elle expliqué.

Le gouverneur de l’Etat, Gavin Newsom, a quant à lui rappelé le cas d’un lycéen du New-Jersey. En décembre dernier, il avait été contraint par un arbitre de couper ses dreadlocks s’il voulait prendre part à une compétition de lutte, sous peine d’être déclaré forfait. « Ça se passe sur le lieu de travail, dans les écoles, pas seulement lors de compétitions sportives, chaque jour partout en Amérique, de manière voilée ou flagrante », a souligné le gouverneur en signant la nouvelle loi.