Enrichissement d'uranium: L'Union européenne «inquiète» appelle l'Iran à «revenir sur sa décision»

DIPLOMATIE Téhéran a annoncé lundi avoir franchi la limite imposée à ses réserves d'uranium faiblement enrichi

20 Minutes avec AFP

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Union européenne
Union européenne — SINTESI/SIPA

« Extrêmement inquiets », les chefs de la diplomatie de l’Union européenne, de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni ont appelé l' Iran à « revenir sur sa décision » de franchir la limite imposée à ses réserves d’uranium faiblement enrichi par l’accord de 2015 sur son programme nucléaire. Tandis que, lundi, Téhéran a affirmé  que son stock d'uranium enrichi avait dépassé la limite autorisée.

« Nous exhortons l’Iran à revenir sur sa décision et à s’abstenir de prendre de nouvelles mesures qui affaibliraient » l’accord de 2015, ont déclaré dans un communiqué commun diffusé à Bruxelles les quatre responsables : Jean-Yves Le Drian (France), Heiko Maas (Allemagne), Jeremy Hunt (Royaume-Uni) et Federica Mogherini (Union européenne).

L’accord de mai 2018…

« Nous avons été clairs et cohérents sur le fait que notre engagement vis-à-vis l’accord sur le nucléaire dépendait du respect total par l’Iran, Nous regrettons cette décision de l’Iran, qui remet en question un instrument essentiel de la non-prolifération nucléaire », ont-ils estimé.

Dans l’accord sur le nucléaire de mai 2018, Téhéran s’était engagé à ne pas chercher à acquérir la bombe atomique et avait accepté de réduire drastiquement son programme nucléaire en échange de la levée de sanctions internationales asphyxiant l’économie iranienne.

… Et le rétablissement des sanctions américaines

Mais la décision du président américain Donald Trump de se retirer unilatéralement de l’accord a entraîné le rétablissement des sanctions américaines, qui a eu pour effet de presque totalement isoler l’Iran du système financier international et de lui faire perdre la quasi-totalité de ses acheteurs de pétrole.

Téhéran menace désormais de violer d’autres dispositions de l’accord si les autres Etats encore parties (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) ne l’aident pas à contourner les sanctions américaines.