Italie: La capitaine du Sea-Watch Carola Rackete déclarée libre par la justice italienne

MIGRANTS Carola Rackete, la capitaine allemande du « Sea-Watch 3 », avait été arrêtée à Lampedusa

20 Minutes avec AFP

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Carola Rackete, capitaine du « Sea Watch 3 ».
Carola Rackete, capitaine du « Sea Watch 3 ». — Alessandro Serrano'/AGF/SIPA

Carola Rackete, capitaine du Sea-Watch 3, a forcé l’interdiction d’accoster des gardes-côtes italiens dans la nuit de samedi à dimanche pour ramener les 42 migrants qu’elle transporte à terre, dans la petite île de Lampedusa. Arrêtée et menottée à la sortie de son bateau, pour « résistance ou violence envers un navire de guerre », l’Allemande de 31 ans avait été présentée  à la justice lundi avec le risque d’être condamnée jusqu’à une peine de dix ans de prison.

Mardi soir, toutefois, une juge italienne s’est prononcée en faveur de la libération de Carola Rackete. La juge, chargée de l’enquête préliminaire, a en effet indiqué aux médias italiens qu’un décret italien sur la sécurité n’était « pas applicable aux actions de sauvetage ».

Carola Rackete fera l’objet d’une mesure d’expulsion

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, qui a vivement déploré la décision de la magistrature italienne, a précisé que Carola Rackete allait faire l’objet d’une mesure d’expulsion vers l’Allemagne car elle est « dangereuse pour la sécurité nationale ».

La mesure d’éloignement du territoire italien, avec accompagnement à la frontière, doit encore être confirmée par les autorités judiciaires, a-t-il précisé. « Elle retournera dans son Allemagne, où ils ne seraient pas aussi tolérants avec une Italienne si elle devait attenter à la vie de policiers allemands, a commenté celui qui est aussi vice-Premier ministre et patron de la Ligue (extrême droite). L’Italie a relevé la tête : nous sommes fiers de défendre notre pays et d’être différents des autres petits leaders européens qui pensent pouvoir encore nous traiter comme leur colonie. »

Sea-Watch soulagé

L’ONG Sea-Watch a pour sa part exprimé son soulagement dans un tweet : « Nous sommes soulagés que notre capitaine soit libre ! Il n’y avait aucune raison de l’arrêter, car elle était engagée dans la défense des droits de l’homme en Méditerranée et prenait ses responsabilités là où aucun gouvernement européen ne le faisait. »