Migrants noyés dans le Rio Grande: Les corps du père et de sa fille rapatriés au Salvador pour y être enterrés

IMMIGRATION Les deux corps seront veillés toute une nuit dans un funérarium avant l’enterrement, prévu ce lundi

20 Minutes avec agences

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View of the bodies of Salvadoran migrant Oscar Martinez Ramirez and his daughter, who drowned while trying to cross the Rio Grande -on their way to the US- in Matamoros, state of Coahuila on June 24, 2019.
View of the bodies of Salvadoran migrant Oscar Martinez Ramirez and his daughter, who drowned while trying to cross the Rio Grande -on their way to the US- in Matamoros, state of Coahuila on June 24, 2019. — STR/AFP or licensors

Les corps du migrant salvadorien et de sa fille, retrouvés noyés le 23 juin au bord du Rio Grande, ont été rapatriés ce dimanche au Salvador. Des corbillards accompagnés d’une longue caravane ont ramené les corps dans leur village, près de la frontière du Guatemala.

Les victimes seront enterrées ce lundi dans un cimetière à la périphérie de la capitale San Salvador, après une nuit de veille dans un funérarium. La photo des deux corps, gisant au bord du Rio Grande après avoir tenté de rejoindre les Etats-Unis, est devenue un symbole.

« Le Salvador est en deuil »

« Oscar et son bébé sont devenus une icône qui attire l’attention au niveau national et international sur le drame de la migration », a déclaré le directeur de l’Institut salvadorien du migrant (Insami). Avec le flux venant d’Amérique centrale vers les Etats-Unis, « il y a tous les jours un mort ou un disparu », a-t-il ajouté.

Le drame d’Oscar Alberto Martinez, 25 ans, et de sa petite fille Angie Valeria, qui allait avoir 2 ans, illustre « l’inefficacité des politiques menées par les gouvernements » dans le cadre de l’immigration. Les dirigeants ne parviennent pas à « garantir une vie digne » à leurs citoyens et « la possibilité pour les jeunes de se projeter dans l’avenir », selon le directeur de l’Insami.

« Le Salvador est en deuil », a déclaré Miguel Montenegro, coordinateur de la Commission des droits de l’Homme (CDHES), une ONG salvadorienne. « La mort d’Oscar et de sa fille oblige à une réflexion sur les causes qui provoquent le départ des personnes. […] Tant que persisteront les causes qui poussent à l’exode, le Salvador continuera à déplorer des tragédies. »