Sommet du G20: Une rencontre décisive entre Donald Trump et Xi Jinping samedi

DIPLOMATIE Après plus d'un mois d'invectives, le président américain, Donald Trump, et son homologue chinois, Xi Jinping, ont semblé vendredi calmer le jeu, au premier jour du G20 à Osaka au Japon.

20 Minutes avec AFP

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Donald Trump au G20, le 30 novembre 2018 en Argentine.
Donald Trump au G20, le 30 novembre 2018 en Argentine. — AFP

Un sommet dans le sommet. La réunion des 20 plus grandes économies du monde entre samedi dans le vif du sujet avec une rencontre sino-américaine entre Donald Trump et son homologue chinois, Xi Jinping, qui pourrait être lourde de conséquences pour le commerce mondial. La rencontre, prévue à 11h30 locales (2h30 GMT), sera « productive », a fait miroiter le locataire de la Maison Blanche​. « Cela va bien se terminer pour les deux pays, avec un peu de chance. »

La Chine a aussi dit espérer « des résultats positifs », selon un porte-parole du ministère des Affaires étrangères. A condition que les Etats-Unis « se placent sur un pied d’égalité avec la Chine » et « répondent à ses préoccupations légitimes », a prévenu l’agence de presse officielle Chine nouvelle.

Le premier tête-à-tête Trump-Xi depuis décembre 2018

De ce tête-à-tête, le premier des deux hommes depuis une rencontre du même type au G20 de Buenos Aires en décembre 2018, dépendra l’imposition ou non de taxes douanières américaines sur l’intégralité des marchandises chinoises importées, avec des répercussions pour l’ensemble de la planète. Donald Trump a assuré, ce vendredi, ne rien avoir « promis » à son puissant rival.

« C’est le sujet qui domine clairement et tout le reste devient secondaire », a commenté Thomas Bernes, du centre d’innovation pour la gouvernance internationale, un groupe de réflexion canadien. « Ce qu’on entend, c’est qu’il n’y aura pas de grand accord mais qu’il pourrait y avoir une trêve, ce qui serait certainement utile », a-t-il dit.

Un casse-tête depuis l’entrée en fonctions début 2017 de Donald Trump.

Donald Trump, qui brigue sa propre succession, « peut agir et agit lorsqu’il en ressent l’avantage politique » dans son pays, d’après cet ancien haut responsable du Fonds monétaire international (FMI). « La question est de savoir si la pression de la communauté d’affaires aux Etats-Unis et des républicains sera suffisante ».

Cependant « les perspectives d’une action décisive sont ténues », estime Adam Slater, analyste du cabinet d’études Oxford Economics, soulignant « les profonds problèmes géopolitiques sous-jacents ». Plus largement, le G20 aura des difficultés à prôner le multilatéralisme et à condamner le protectionnisme dans les échanges commerciaux dans sa déclaration finale, devenue un casse-tête depuis l’entrée en fonctions début 2017 de Donald Trump.