Pourquoi Vladimir Poutine a-t-il apporté sa propre tasse au dîner du G20?

EMPOISONNEMENT Au lieu de boire dans un verre à pied, Vladimir Poutine a bu pendant tout le dîner dans sa tasse isotherme blanche

20 Minutes avec AFP

— 

Vladimir Poutine au G20 à Osaka le 28 juin 2019.
Vladimir Poutine au G20 à Osaka le 28 juin 2019. — DOMINIQUE JACOVIDES-POOL/SIPA

Petite parano ou addiction au thé ? Au dîner du G20 à Tokyo, le président russe Vladimir Poutine a apporté sa propre tasse, provoquant les interrogations des internautes au point de faire réagir le porte-parole du Kremlin.

Vendredi soir, au dîner des chefs d’Etat qui clôturait la première journée du G20, le président russe a été immortalisé en train de boire dans son propre verre, une tasse isotherme blanche, tandis que les dirigeants attablés autour de lui avaient de plus classiques verres à pied.

Le thermos à thé de Vladimir Poutine

Les images de télévision montrent notamment Vladimir Poutine trinquer à distance avec son homologue américain Donald Trump, chacun étant assis de part et d’autre de l’hôte du G20, le Premier ministre japonais Shinzo Abe. L’image a immédiatement fait le tour des réseaux sociaux, certains internautes se demandant plus ou moins sérieusement si le président russe n’avait pas peur d’être empoisonné.

« Si vous aviez vu ce que j’ai vu, vous apporteriez votre propre tasse aussi », a commenté sur Twitter le compte parodique anglophone@DarthPutinKGB, référence aux accusations d’empoisonnement d’ex-agents secrets ou d’opposants dont a été plusieurs fois accusée la Russie ces dernières années, des accusations qui ont été réfutées par Moscou.

L’image n’est toutefois pas inédite : la tasse dans lequel Vladimir Poutine buvait au G20, blanche et frappée des armoiries de la Russie, ressemble beaucoup à celle que le président russe avait la semaine dernière lors de son émission annuelle « Ligne directe » à la télévision russe. Le Kremlin a de son côté rapidement désamorcé la polémique. « C’est parce qu’il boit du thé en permanence avec ce thermos », a expliqué son porte-parole, Dmitri Peskov.