Etats-Unis: Un gynécologue inculpé pour de multiples abus sexuels commis à l’université

FAITS DIVERS Les premières accusations contre George Tyndall, aujourd'hui âgé de 72 ans, remontent à 1990

20 Minutes avec agences
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Un ancien gynécologue de l'université USC à Los Angeles a été arrêté pour avoir commis de multiples abus sexuels sur des jeunes femmes.
Un ancien gynécologue de l'université USC à Los Angeles a été arrêté pour avoir commis de multiples abus sexuels sur des jeunes femmes. — Richard Vogel/AP/SIPA

George Tyndall, un ancien gynécologue de l’université de Californie du Sud (USC) à Los Angeles (Etats-Unis), a été arrêté et inculpé ce mercredi pour des abus sexuels commis sur 16 jeunes femmes, ont annoncé les services du procureur. L’homme aurait commis ces actes lors d’examens médicaux sur le campus universitaire.

Agé de 72 ans, il a déjà fait l’objet de plusieurs centaines d’accusations de la part de patientes au cours des trente dernières années. Ces plaintes ont entraîné l’ouverture d’une enquête de police mais se sont aussi traduites par des accords amiables conclus entre l’USC et certaines victimes, avec des indemnités d’au moins 215 millions de dollars au total (environ 190 millions d’euros).



Pas inquiété jusqu’en 2016

George Tyndall, qui a toujours nié les faits, a été inculpé pour de multiples cas de viol et agression sexuelle par ruse. Les premières accusations contre lui remontent à 1990 mais les faits pour lesquels il a été arrêté ont débuté en 2009. Le gynécologue n’a pas été inquiété jusqu’à une enquête interne en 2016 déclenchée par une infirmière au centre de gestion des agressions sexuelles de l’établissement. Les investigations ont conclu à des pratiques d’examens pelviens anormales. La plus jeune de ses victimes présumées est âgée de 17 ans.

Le Dr George Tyndall aurait également pris des photos des organes génitaux de ses patientes et fait des commentaires obscènes sur leur physique, ainsi que des remarques racistes ou homophobes. Selon les témoignages, il s’en prenait souvent aux étudiantes étrangères, en particulier asiatiques, qui ne parlaient pas couramment anglais et n’étaient pas habituées aux examens gynécologiques. Selon les services du procureur, il risque jusqu’à 53 ans de prison s’il est condamné.