Le couple de Français retenu sur le Carré d'As est à Djibouti

OTAGE lls avaient été libérés dans la nuit de lundi à mardi par des forces spéciales françaises après avoir été retenu pendant quinze jours par des pirates somaliens à bord du bateau...

— 

L’opération de sauvetage des deux Français, la nuit du 15 au 16 septembre 2008, au large de la  Somalie.
L’opération de sauvetage des deux Français, la nuit du 15 au 16 septembre 2008, au large de la Somalie. — IDE

Le couple de Français retenus à bord du Carré d'As est arrivé samedi à Djibouti, a annoncé l'état-major des armées. Ils avaient été libérés dans la nuit de lundi à mardi par des forces spéciales françaises après avoir été retenu pendant quinze jours par des pirates somaliens à bord du bateau.

Jean-Yves Delanne et son épouse Bernadette, 60 ans tous deux, "sont à l'ambassade de France à Djibouti", a précisé le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major.

A bord de la frégate Courbet depuis leur libération, ils ont été transférés par hélicoptère à Djibouti lorsque ce navire est arrivé à quelque 300 kilomètres des côtes, a-t-il expliqué, sans être en mesure de préciser leurs intentions.

Témoignages

"Il ne s'est pas laissé faire. C'est une grande gueule", a déclaré Mme Delanne à propos de son mari, assis à côté d'elle. "Les pirates ne (faisaient) pas la loi. Il a tout de suite mis le holà: pas fumer à l'intérieur, tout le monde dehors (...) Il tapait des pieds, il hurlait tellement fort que les autres, ils avaient plutôt peur".

Le sort des pirates...

Le Courbet, quant à lui, fait toujours route vers Djibouti où il devrait accoster lundi avec, à son bord, les six pirates faits prisonniers par les forces françaises. Le navire de la marine nationale escorte toujours à petite vitesse le Carré d'As, un voilier de 16 mètres.

Toujours selon le commandant Prazuck, le corps du septième preneur d'otages, tué lors de l'assaut des forces spéciales donné en pleine mer, a été remis au cours du transit aux autorités somaliennes.

Evoquant les six prisonniers au lendemain de l'opération, Nicolas Sarkozy avait indiqué qu'ils seraient jugés en France à moins que les autorités de Mogadiscio ne donnent à Paris l'assurance qu'ils seront "jugés, condamnés et qu'ils effectueront leur peine" en Somalie.

"Leur sort n'est toujours pas scellé", a précisé pour sa part le commandant Prazuck.

Six autres pirates avaient été capturés en avril par l'armée française après l'attaque du voilier Le Ponant, le 4 avril au large de la Somalie également. Ils attendent d'être jugés dans une prison de la région parisienne.