Etat-Unis: Donald Trump va commencer à expulser «des millions» de sans-papiers

MIGRATION Sur Twitter, le président américain a annoncé que le processus d’expulsion « des millions » de personnes arrivées aux Etats-Unis illégalement commencera la semaine prochaine

20 Minutes avec AFP

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Des migrants honduriens dans une cellule au Mexique le 16 juin 2019 (illustration)
Des migrants honduriens dans une cellule au Mexique le 16 juin 2019 (illustration) — Rebecca Blackwell/AP/SIPA

« La semaine prochaine l’ICE (la police migratoire) va commencer à expulser les millions d’étrangers illégaux qui sont entrés de manière illicite aux Etats-Unis », a déclaré Donald Trump dans un tweet ce lundi. Le président des États-Unis a ajouté que le Guatemala, d’où arrivent un grand nombre de migrants, était « prêt à signer un accord » selon lequel les personnes entrant sur son territoire auront l’obligation de demander le statut de réfugiés là-bas plutôt qu’aux Etats-Unis.

Touchés par la violence des gangs, un grand nombre de migrants arrivent aussi d’autres pays pauvres d’Amérique centrale. Donald Trump a parlé d’une « invasion » et a fait de la lutte contre l’immigration illégale une des priorités de son administration.

Coupure des aides financières

Plus tôt lundi, les Etats-Unis ont confirmé qu’ils ne fourniraient pas de nouvelles aides financières​ aux pays d’Amérique centrale tant qu’ils ne mettraient pas en œuvre des « actes concrets pour réduire le nombre de migrants clandestins qui arrivent à la frontière américaine ».

Pour l’année budgétaire 2018, 370 millions de dollars d’aides initialement prévues vont être affectés à « d’autres priorités de politique étrangère », a précisé le département d’Etat. Et toutes les futures aides dépendront des avancées dans le dossier très sensible des migrants.

6.000 gardes à la frontière entre le Mexique et le Guatemala

L’administration de Donald Trump avait déjà supprimé en mars ses aides au « Triangle du Nord », qui comprend le Salvador, le Guatemala et le Honduras, à la demande du président républicain qui les accuse de ne « rien » faire pour empêcher les migrants de se rendre aux Etats-Unis.

Le Mexique a quant à lui pris des mesures pour éviter l’application de taxes douanières punitives américaines et doit achever mardi le déploiement de 6.000 hommes de la Garde nationale à la frontière avec le Guatemala, un des engagements de Mexico pour freiner l’immigration illégale vers les Etats-Unis.