Attentats au Sri Lanka: Un des principaux suspects a été arrêté, d’après Interpol

ENQUETE Plusieurs explosions avaient fait des centaines de morts, notamment dans des églises, le dimanche de Pâques

20 Minutes avec AFP

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Un soldat peut après l'une des attaques terroristes du dimanche de Pâques au Sri Lanka.
Un soldat peut après l'une des attaques terroristes du dimanche de Pâques au Sri Lanka. — JEWEL SAMAD / AFP

L’organisation internationale de coopération policière Interpol a annoncé ce vendredi l’arrestation et l’extradition de l’un des responsables présumés des sanglants attentats du 21 avril au Sri Lanka.

Ahamed Milhan Hayathu Mohamed, un Sri lankais de 29 ans, a été interpellé avec quatre autres suspects dans un pays non identifié du Moyen-Orient, à la suite de la publication par Interpol d’une « notice rouge », selon un communiqué.

Selon des sources policières à Colombo, les cinq hommes ont été arrêtés à Djeddah en Arabie saoudite. Ces dernières ont présenté Milhan comme « un haut responsable » du National Thowheeth Jama’ath (NTJ), l’organisation djihadiste suspectée d’être à l’origine des attaques.

Près de 500 blessés et 258 morts

Les attentats, perpétrés sur huit sites différents, ont fait 258 morts et près de 500 blessés. Des kamikazes s’étaient alors fait exploser dans des hôtels de luxe et des églises chrétiennes en pleine célébration de la messe de Pâques. L’organisation djihadiste État islamique (EI) avait revendiqué ces attaques, réalisées par des islamistes sri lankais.

« L’arrestation et l’extradition de l’un des suspects clefs des attaques à la bombe au Sri Lanka représentent une étape importante de l’enquête », s’est réjoui le secrétaire général de l’organisation Jürgen Stock, cité dans le communiqué. Aussitôt après les attentats, l’organisation policière basée à Lyon avait déployé une équipe dédiée pour aider les autorités locales, restée en place jusqu’au 22 mai.

Cette équipe (Incident Response Team) comprenait des experts du contre-terrorisme, des explosifs et de l’identification des victimes. Elle a permis également de confronter en temps réel les données collectées sur place avec les informations contenues dans les bases de données d’Interpol.

Le mois dernier, les autorités sri lankaises avaient annoncé l’arrestation de deux suspects au Qatar et en Arabie Saoudite.