MegaUpload: Kim Dotcom utilise son dernier recours pour éviter l'extradition vers les Etats-Unis

JUSTICE Le fondateur de la plateforme d'échange de fichiers risque jusqu'à 60 ans de prison s'il est jugé aux Etats-Unis

20 Minutes avec agence

— 

Kim Dotcom en 2015 lors d'une audience à Aucklandpour déterminer s'il devait être extradé
Kim Dotcom en 2015 lors d'une audience à Aucklandpour déterminer s'il devait être extradé — Jason Oxenham/AP/SIPA

La Cour suprême de Nouvelle-Zélande examine depuis ce dimanche le recours déposé par Kim Dotcom. Le fondateur de MegaUpload fait en effet l’objet d’une demande d’extradition de la part des Etats-Unis​, dont il conteste la validité.

Devant la justice américaine, l’homme risque 60 ans de prison pour avoir contribué au piratage de contenus culturels grâce à son site Internet. Cet dernier attirait jusqu’à 50 millions d’internautes par jour, rappelle Numerama.

De la corruption au sein du gouvernement néo-zélandais ?

Les autorités néo-zélandaises doivent se prononcer sur la demande d’extradition car c’est dans ce pays que Kim Dotcom a trouvé refuge en 2010. Il a été arrêté en 2012 avec d’autres personnes, des sommes d’argent ont été saisies et MegaUpload a ensuite été fermé. Depuis, le Germano-finlandais utilise tous les recours possibles pour faire annuler son extradition.

L’appel jugé par la cour suprême constitue le dernier recours de l’entrepreneur, qui a toujours clamé sa bonne foi et son engagement contre les utilisations illégales de MegaUpload. Il déplore par ailleurs la corruption de l’ancien gouvernement néo-zélandais. Kim Dotcom affirme que ses précédents juges avaient été nommés par un ministre de la Justice aux opinions qui lui étaient défavorables.