Couple lesbien agressé à Londres: Quatre adolescents âgés de 15 à 18 ans arrêtés

HOMOPHOBIE Une jeune femme a posté un long message sur Facebook pour raconter la terrible agression homophobe dont elle et son amie ont été victimes dans un bus londonien

20 Minutes avec agence

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L'agression s'est produite dans un bus, à Londres
L'agression s'est produite dans un bus, à Londres — LEON NEAL, LEON NEAL AFP

La photo des deux jeunes femmes assises dans un bus londonien, terrorisées et les visages en sang, fait le tour des médias britanniques ce vendredi et choque le Royaume-Uni. Vendredi, la police britannique a annoncé l'arrestation de quatre adolescents âgés de 15 à 18 ans, qui ont été conduits à différents postes pour y être interrogés. Ils sont soupçonnés de coups et blessures graves et de vol.

Melania Geymonat, une jeune femme de 28 ans originaire d’Uruguay, raconte dans un post Facebook accompagnant ce cliché la terrible agression dont elle et sa petite amie, Chris, ont été victimes dans la nuit du 30 au 31 mai dernier.

« Ils exigeaient qu’on s’embrasse »

Elle explique qu’au moins quatre hommes les ont accostées alors qu’elles rentraient d’une soirée dans ce bus en direction du quartier de Camden. « Ils ont commencé à se comporter comme des hooligans, ils exigeaient qu’on s’embrasse pour qu’ils puissent regarder (…) et décrivant des positions sexuelles. (…) Il n’y avait qu’eux et nous. »

Cette hôtesse de l’air explique alors avoir tenté de calmer la situation. En vain. « J’ai commencé à faire des blagues. J’ai pensé que ça pourrait les faire partir. Chris a même prétendu qu’elle était malade, mais ils ont continué à nous harceler, à nous jeter des pièces et à devenir plus pressant ».

« J’en ai assez d’être prise comme un objet sexuel »

Elle raconte ensuite se souvenir de son amie se battant au milieu du bus, d’elle en train de lui porter secours. Et puis les coups. « J’ai eu le vertige à la vue de mon sang et je suis tombé », confie-t-elle. Elle se souvient ensuite du bus qui s’arrête et de la police qui intervient. Mais les agresseurs ont déjà pris la fuite après les avoir dépouillées.

La police londonienne, contactée par le HuffPost, a confirmé qu’une enquête avait été ouverte. Melania précise ne pas connaître la nature de ses blessures, et notamment si son nez est cassé. « Ce qui me bouleverse le plus, c’est que la violence est devenue une chose commune, dénonce-t-elle. J’en ai assez d’être prise comme un objet sexuel, de découvrir que ces situations sont habituelles, que des amis gays sont battus. (…) Nous devons supporter le harcèlement verbal et la violence machiste, misogyne et homophobe. (…) J’espère juste qu’en ce mois des fiertés, des trucs comme ça peuvent être prononcés à haute voix pour qu’ils arrêtent de se produire ! ».