Vatican: Vladimir Poutine sera reçu par le pape François le 4 juillet

TETE A TETE Lors de leur dernière rencontre, le pape s’est montré très sérieux et peu souriant

20 Minutes avec AFP

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Vladimir Poutine, le 4 juin 2019 à Moscou en Russie.
Vladimir Poutine, le 4 juin 2019 à Moscou en Russie. — Mikhail Metzel/TASS/Sipa USA/SIPA

C’est la troisième fois que les deux hommes se rencontrent. Le pape François recevra le 4 juillet prochain au Vatican le président russe Vladimir Poutine, a indiqué ce jeudi le Vatican dans un bref communiqué.

« Je peux confirmer que le Saint-Père recevra en audience au Vatican le président de la Fédération russe Vladimir Poutine le 4 juillet prochain », a déclaré le porte-parole par intérim du Vatican Alessandro Gisotti. Le pape avait déjà reçu le président russe, pour la dernière fois en juin 2015.

Un pape sérieux et peu souriant

A cette occasion il avait exhorté le maître du Kremlin à « faire un effort important et sincère pour réaliser la paix » en Ukraine. Cette rencontre avait duré 50 minutes, un temps plus long que la majeure partie des audiences que le pape accorde, seuls Barack Obama et Emmanuel Macron ayant été reçus plus longtemps.

Elle s’était déroulée en présence d’interprètes, avec un pape sérieux et peu souriant. Mais François n’est pas allé plus loin, le Vatican étant resté très prudent dans cette crise au grand dam des catholiques ukrainiens qui avaient souhaité une condamnation directe de la politique russe en Ukraine. Un pas de plus dans le rapprochement du Vatican avec les orthodoxes russes, l’immense majorité de la population, a été accompli en février 2016 lors d’une rencontre historique entre le pape François et le patriarche orthodoxe russe Kirill à Cuba.

« Une déclaration pastorale »

A cette occasion les deux dirigeants religieux avaient signé une déclaration commune, Rome assurant qu’il s’agissait d’affirmer l’alliance entre orthodoxes et catholiques face à l’islamisme au Moyen-Orient, à une période marquée par des conflits que le pape avait qualifié de « troisième guerre mondiale par morceaux ».

Le pape était à l’évidence préoccupé par les récupérations politiques prévisibles : moins d’une heure après la rencontre, il avait fait une mise au point inhabituelle aux journalistes qui l’accompagnaient lors de ce voyage devant le mener par la suite au Mexique. « Il y aura beaucoup d’interprétations (…). Ce n’est pas une déclaration politique, pas une déclaration sociologique, c’est une déclaration pastorale », avait-il insisté.