Tinder accepte de partager les données personnelles de ses utilisateurs avec les autorités russes

VIE (PLUS TROP) PRIVÉE L'appli de rencontres fournira des informations sur les utilisateurs à la demande des autorités et devra stocker ses données sur le territoire russe

20 Minutes avec agences

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Illustration de l'application de réseautage social Tinder.
Illustration de l'application de réseautage social Tinder. — ISOPIX/SIPA

C’en est fini des données personnelles des utilisateurs de Tinder en Russie. Roskomnadzor, l’agence russe qui supervise les communications, les technologies et les médias, veut que l’application partage les informations sur ses utilisateurs avec les services de sécurité russes.

Roskomnadzor tient en effet une liste des services en ligne – dont Tinder, désormais – qui doivent fournir les données personnelles aux autorités qui le demandent. Ces services doivent partager leurs clés de chiffrement avec les autorités et conserver les données en Russie pendant six mois minimum.

Telegram et LinkedIn bloqués, Twitter et Facebook dans le viseur

Tinder a récemment reçu une demande pour s’enregistrer et s’y est conformée, selon un porte-parole de l’application. Mais « cette inscription ne fait en aucun cas partager des données avec les agences de régulation et nous n’avons pas livré de données au gouvernement », a-t-il ajouté.

En avril 2018, la messagerie cryptée Telegram a été bloquée pour avoir refusé de fournir aux autorités le moyen de lire les messages des utilisateurs. L’application a toutefois réussi à contourner le blocage et reste généralement accessible.

En janvier dernier, Roskomnadzor a aussi lancé des procédures administratives contre Twitter et Facebook, les accusant de ne pas se plier à la loi imposant le stockage de données sur le territoire russe. C’est aussi pour cette raison que le réseau social professionnel LinkedIn a été bloqué en 2016.