Royaume-Uni: Donald Trump moqué par une foule londonienne lors de sa visite d'Etat

PROTESTATION Militants climatiques, partisans de la cause palestinienne, communistes : les causes semblaient nombreuses parmi les manifestants anti-Trump

20 Minutes avec AFP

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Un dirigeable singeant Donald Trump a été lâché devant le Parlement britannique, le 4 juin 2019, lors de la visite d'Etat du président américain à Londres.
Un dirigeable singeant Donald Trump a été lâché devant le Parlement britannique, le 4 juin 2019, lors de la visite d'Etat du président américain à Londres. — Tolga AKMEN / AFP

La visite d’Etat de Donald Trump à Londres, au Royaume-Uni, n’a pas fait l’unanimité. Des milliers de manifestants ont vilipendé le président américain, moqué par un dirigeable à son effigie devenu symbole de la protestation.

Les manifestants ont participé à un « carnaval de la résistance » contre Donald Trump, sous la célèbre colonne Nelson à Trafalgar Square, juste avant sa rencontre avec la Première ministre, Theresa May, à Downing Street.

Le dirigeant anti-Trump, symbole de la contestation

« Ses politiques sont horribles… Mais lui en tant que personne aussi, il est horrible », a expliqué Lauren Donaldson, une femme de 31 ans, qui déplorait le statut de visite d’Etat accordé à sa venue cette fois : « On veut lui dire "Tu n’es pas le bienvenu, retourne chez toi !" ». Les manifestants ont ensuite lâché, devant le Parliament Square à Westminster, un grand dirigeable singeant Donald Trump.

Ce dirigeable, arboré par les anti-Trump pour la première fois l’année dernière à Londres, est devenu un véritable symbole. « Dès que la visite d’Etat a été annoncée, on a été brusquement inondé de messages nous disant "il faut faire revoler le bébé !" », raconte Leo Murray, un militant de la lutte contre le changement climatique. « On sait que ça va l’énerver », sourit-il, ajoutant que ce gros ballon tournant le président des Etats-Unis en ridicule est devenu « une mascotte ».

Une « très petite » manifestation selon Trump

Militants climatiques, partisans de la cause palestinienne, communistes arborant des drapeaux à la faucille et au marteau : les causes semblaient nombreuses parmi les protestataires. L’intéressé n’a pas donné grand crédit à cette mobilisation. Interrogé lors d’une conférence de presse donnée aux côtés de Theresa May, Donald Trump a simplement dit avoir vu une « très petite » manifestation.

Il a aussi affirmé avoir refusé de rencontrer le travailliste Jeremy Corbyn, chef du principal parti d’opposition britannique présent à la manifestation. « Il voulait me rencontrer et je lui ai dit non », a assuré Donald Trump. Après Londres​, le président américain doit participer dans le sud de l’Angleterre aux cérémonies du 75e anniversaire du débarquement allié, puis se rendre en Irlande et en Normandie.