Irak: Les deux derniers Français jugés sont condamnés à mort pour appartenance à Daesh

PEINE CAPITALE En tout, 12 hommes transférés ensemble fin janvier de la Syrie vers l'Irak ont été jugés à Bagdad

20 Minutes avec AFP

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La cour d'appel de Bagdad, où les djihadistes Français ont été jugés puis condamnés à la peine de mort.
La cour d'appel de Bagdad, où les djihadistes Français ont été jugés puis condamnés à la peine de mort. — SABAH ARAR / AFP

Les deux derniers Français jugés en Irak ont été condamnés à mort. Les Français Bilel Kabaoui, 32 ans, et Mourad Delhomme, 41 ans ont comparu ce lundi devant le tribunal antiterroriste de Bagdad, qui a déjà condamné à mort neuf de leurs compatriotes, a constaté une journaliste de l’AFP.

Ils ont ont 30 jours pour faire appel. Mourad Delhomme, Français né en Algérie en 1978, a exercé, selon le Centre d’analyse du terrorisme (CAT) basé à Paris, les fonctions de juge au sein des très redoutés tribunaux de Daesh, qui ordonnaient régulièrement châtiments corporels et exécutions sommaires. Bilel Kabaoui, originaire de région parisienne, a rejoint le territoire de Daesh durant l’été 2014, de même source. 

Soldats de Daesh, combattants ou non

En tout, 12 hommes transférés ensemble fin janvier de la Syrie vers l’Irak sont jugés à Bagdad depuis dimanche dernier. Neuf Français et un Tunisien – un temps présenté comme Français – ont déjà été condamnés à mort. Ils sont jugés en Irak car les autorités kurdes de Syrie qui les détenaient ne représentent pas un Etat et Paris n’entretient pas de relations diplomatiques avec le régime de Damas.

La loi irakienne prévoit jusqu’à la peine de mort pour quiconque est reconnu coupable d’appartenance à une organisation « terroriste » – que l’accusé ait ou non combattu.