VIDEO. Etats-Unis: Un groupe record de plus d'un millier de clandestins interpellés à la frontière mexicaine, Trump emploie les grands moyens

ETATS-UNIS Le président américain a annoncé que les Etats-Unis allaient imposer à compter du 10 juin des tarifs douaniers de 5 % sur tous les biens venus du Mexique tant que les immigrés clandestins continuent d’affluer

N.Sa avec AFP
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Le 29 mai 2019, 1.036 personnes qui ont été interpellées aux Etats-Unis pour avoir franchi illégalement la frontière à El Paso, Texas.
Le 29 mai 2019, 1.036 personnes qui ont été interpellées aux Etats-Unis pour avoir franchi illégalement la frontière à El Paso, Texas. — AP/SIPA

« Hier, les agents de la police aux frontières ont interpellé le plus grand groupe d’étrangers illégaux à ce jour : 1.036 personnes qui ont franchi illégalement la frontière à El Paso (Texas) à 4h », a tweeté Donald Trump.

« Les démocrates doivent défendre notre incroyable police aux frontières et enfin colmater les brèches à notre frontière ! », a-t-il ajouté, en accompagnant son message d’une vidéo nocturne de plus de deux minutes montrant des dizaines de silhouettes franchissant, apparemment facilement, une barrière.

« Des tarifs douaniers de 5 % sur tous les biens venus du Mexique »

Donald Trump avait déclaré plus tôt jeudi qu’il comptait faire « une annonce majeure sur la frontière » entre les Etats-Unis et le Mexique plus tard dans la journée. Le président américain a finalement annoncé que les Etats-Unis allaient imposer à compter du 10 juin « des tarifs douaniers de 5 % sur tous les biens venus du Mexique », tant que les immigrés clandestins continuent d’affluer aux Etats-Unis en passant par la frontière mexicaine. Les droits de douane pourraient passer à 10 % au 1er juillet et grimper de 5 points de pourcentage chaque mois jusqu’à la limite de 25 % en octobre si le Mexique « n’arrête pas considérablement le flux d’étrangers illégaux passant par son territoire », a-t-il précisé dans un communiqué publié par la Maison Blanche.

Une décision immédiatement qualifiée de « désastreuse » par le Mexique. « C’est désastreux, cette menace mise en oeuvre serait très grave (…) Si cela devait arriver, nous devons réagir énergiquement », a déclaré à la presse Jesus Seade, un responsable des Affaires étrangères en charge de l’Amérique du Nord et négociateur commercial mexicain.

Donald Trump avait fait de la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique l’une des promesses centrales de sa campagne pour la présidentielle de 2016. Le président américain accuse sans relâche l’opposition démocrate, qui contrôle depuis janvier l’une des deux chambres du Congrès, de bloquer toute initiative sur la frontière.
« Les démocrates ne veulent pas nous donner de lois, ils ne veulent pas changer les lois, ils ne veulent pas se réunir, ils ne veulent rien faire. Ils veulent avoir des frontières ouvertes, ils veulent avoir de la criminalité, ils veulent que les drogues déferlent dans notre pays », a-t-il lancé jeudi.

Débordées par l’afflux de clandestins à la frontière mexicaine (plus de 200.000 individus appréhendés en mars et avril), les autorités américaines n’ont plus les moyens de tous les maintenir en détention.