Canada: La vente des implants mammaires Biocell d'Allergan interdite

SANTE Ces implants mammaires, soupçonnés de favoriser une forme rare de cancer, ont déjà été interdits en France au nom du « principe de précaution » 

20 Minutes avec agences

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Le Canada a décidé d'interdire la vente des implants mammaires Biocell d'Allergan (illustration).
Le Canada a décidé d'interdire la vente des implants mammaires Biocell d'Allergan (illustration). — DURAND FLORENCE/SIPA

Près de deux mois après, le Canada emboîte le pas à la France. Le ministère canadien de la Santé a interdit ce mardi la vente des implants mammaires Biocell de l’américain Allergan, soupçonnés de favoriser une forme rare de cancer.

Au terme d’une enquête, le gouvernement canadien a conclu que « le taux de LAGC-AIM [lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires] au Canada était beaucoup plus élevé chez les patientes portant des implants mammaires macrotexturés que chez les autres patientes », a-t-il déclaré dans un communiqué. Parmi les 26 cas de lymphome observés, 22 « étaient liés aux implants mammaires Biocell d’Allergan ».

Allergan s’engage à « collaborer avec Santé Canada »

Santé Canada a donc décidé de suspendre « les homologations relatives aux implants mammaires Biocell d’Allergan », les seuls de type macrotexturés vendus dans le pays. L’interdiction « ne vise pas les autres implants mammaires d’Allergan », a souligné le gouvernement.

De son côté, l’entreprise a accepté de retirer les implants mammaires concernés du marché. Elle s’est engagée à « collaborer avec Santé Canada à la mise en oeuvre d’un plan de communication visant à informer les chirurgiens, les hôpitaux, les organismes gouvernementaux, les associations médicales et professionnelles de la santé et les groupes de patients afin de répondre à leurs besoins », a souligné le fabricant dans un communiqué séparé.

Interdites en France début avril

Début avril, la France avait interdit, au nom du « principe de précaution », plusieurs modèles d’implants mammaires, dont des modèles du fabricant américain Allergan à enveloppe Biocell. Elle était devenue le premier pays à prendre une telle mesure.

Peu après, le gouvernement canadien avait annoncé son intention d’interdire la vente de ces modèles si l’entreprise ne parvenait pas à prouver leur innocuité dans les 15 jours suivants. « Il a été établi que les renseignements fournis par le fabricant n’étaient pas suffisants pour justifier le maintien de l’homologation des instruments », a indiqué Santé Canada.