L'alpiniste Elisabeth Revol gravit consécutivement l'Everest et le Lhotse

PERFORMANCE Elisabeth Revol avait frôlé la mort, l’année dernière, pendant l’ascension du Nanga Parbat, plus de 8.000 mètres, au Pakistan

20 Minutes avec AFP

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Elisabeth Revol est une alpiniste originaire de la Drôme.
Elisabeth Revol est une alpiniste originaire de la Drôme. — JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

L’alpiniste française Élisabeth Revol, rescapée d’une expédition hivernale tragique au Nanga Parbat l’an dernier, a grimpé l’Everest et le Lothse à la suite, a annoncé ce vendredi l’organisateur de son expédition. « Elle est parvenue au sommet de l’Everest hier et a atteint le haut du Lhotse ce matin », a déclaré Rishi Ram Bhandari de l’agence Satori Adventures. Quatrième sommet du monde, culminant à 8.516 mètres d’altitude, le Lhotse est adjacent à l’Everest.

La Française comptait effectuer ces ascensions sans recourir à des bouteilles d’oxygène, mais son opérateur ignorait dans l’immédiat si elle avait été en mesure de le faire. « Il est possible qu’en raison de l’affluence sur l’Everest (qui a provoqué des embouteillages), elle ait eu besoin d’en utiliser dans la descente du sommet de l’Everest. Je ne suis pas en mesure de confirmer pour le moment », a-t-il indiqué.

Coup de gueule l’année dernière

L’alpiniste originaire de la Drôme (sud-est de la France) redescend actuellement du camp 3 et devrait être de retour samedi au camp de base de l’Everest. Au moins deux sherpas l’accompagnent.

Le grand public avait découvert Élisabeth Revol l’année dernière à l’occasion d’une opération de sauvetage haletante sur le Nanga Parbat, un 8.000 pakistanais réputé pour sa dangerosité, dont elle tentait de réaliser une ascension hivernale. Son compagnon de cordée polonais Tomasz Mackiewicz y avait perdu la vie. De retour en France, elle avait été soignée intensivement pour tenter d’éviter une amputation. Elle avait exprimé sa « colère » contre la lenteur des secours, difficiles à organiser au Pakistan.

Sept personnes ont perdu la vie ces derniers jours sur l’Everest, où le grand nombre d’alpinistes provoque de dangereux embouteillages de plusieurs heures en « zone de la mort ».