L’avocat de Stormy Daniels accusé de lui avoir volé 300.000 dollars

JUSTICE L’avocat Michael Avenatti, connu pour mener un grand train de vie, aurait notamment utilisé l’argent pour louer une Ferrari

20 Minutes avec agences

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L'ex avocat de Stormy Daniels, Michael Avenatti, le 14 novembre 2018.
L'ex avocat de Stormy Daniels, Michael Avenatti, le 14 novembre 2018. — John Middlebrook/CSM/REX/Shutterstock/SIPA

Les déboires judiciaires de l’avocat américain Michael Avenatti, connu pour avoir défendu l’ex-maîtresse présumée de Donald Trump Stormy Daniels, n’en finissent pas. Déjà accusé de tentative d’extorsion et de malversations financières, il a été inculpé ce mercredi pour avoir détourné de l’argent destiné à sa cliente.

L’avocat de Los Angeles aurait falsifié des documents pour se faire verser directement quelque 300.000 dollars destinés à sa cliente, correspondant à une partie de l’avance payée par un éditeur pour un livre qu’elle devait écrire. Stormy Daniels, de son vrai nom Stephanie Clifford, n’est pas citée dans l’acte d’accusation qui parle d’une « victime n° 1 ».

Il nie en bloc

Mais plusieurs médias américains affirment qu’il s’agit bien de l’actrice porno qui avait attaqué Donald Trump en justice pour faire annuler un accord de confidentialité l’empêchant de parler de leur liaison présumée en 2006 et 2007.

Michael Avenatti l’a confirmé indirectement lui aussi dans un tweet mercredi, en assurant « qu’aucun argent lié à Mme Daniels n’a jamais été détourné » et qu’il serait « disculpé ».

Impliqué dans de nombreuses affaires

Pourtant, le procureur affirme que l’argent lui aurait servi à payer toutes sortes de dépenses professionnelles et personnelles, y compris la location d’une Ferrari. Ces allégations pourraient valoir à l’avocat vedette, connu pour mener un grand train de vie, une peine allant jusqu’à 22 ans de prison en cas de condamnation.

Celui qui a représenté Stormy Daniels de février 2018 à février 2019 avait déjà été arrêté à New York le 25 mars dernier pour tentative d'extorsion aux dépens de l’équipementier Nike. Il a aussi été inculpé, en avril à Los Angeles, de 36 chefs d'accusation portant sur des détournements de fonds, fraudes fiscales et bancaires et faillites frauduleuses, dont les peines cumulées possibles, en cas de condamnation, atteindraient 355 ans.

Il a toujours clamé son innocence, et avait été remis en liberté en échange d’une caution de 300.000 dollars.