VIDEO. Botswana: Le pays lève l'interdiction de la chasse aux éléphants

ANIMAUX La chasse commerciale aux animaux sauvages menacés, dont les éléphants, avait été interdite en 2014 par l’ancien président botswanais Ian Khama

20 Minutes avec AFP

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Un éléphant dans une réserve au Botswana.
Un éléphant dans une réserve au Botswana. — Shutterstock/SIPA

L’interdiction de la chasse aux éléphants a été levée, ce mercredi, au Botswana. Selon les autorités la population des pachydermes a augmenté et a un effet négatif sur les revenus des agriculteurs.

Cette mesure, qui devrait susciter les protestations des défenseurs de la biodiversité, pourrait être soutenue par les électeurs ruraux, à six mois du scrutin présidentiel. La chasse commerciale aux animaux sauvages menacés, dont les éléphants, avait été interdite en 2014 par le président botswanais Ian Khama, fervent protecteur de l’environnement.

Les populations d’éléphants devenues ingérables dans certaines régions, selon les députés

Mais les députés du parti au pouvoir faisaient pression pour lever l’interdiction, affirmant que les populations d’éléphants étaient devenues ingérables dans certaines régions de ce pays d’Afrique australe. Le nouveau président botswanais Mokgweetsi Masisi, arrivé au pouvoir l’an dernier, avait pris ses distances avec la politique de défense à tout prix de la faune sauvage initiée par son prédécesseur, ordonnant un réexamen de la mesure.

« Le Botswana a pris la décision de lever le moratoire sur la chasse », a annoncé le ministère de l’environnement dans un communiqué. Une étude a montré « que les conflits entre humains et éléphants ont augmenté en nombre et en intensité et affectent de plus en plus les moyens de subsistance » des habitants. Le ministère a promis que la chasse reprendrait « de manière ordonnée et éthique ».

La population d’éléphants a triplé en trente ans

Le Botswana a de loin la plus importante population d’éléphants en Afrique, avec 135.000 individus recensés en 2015, qui se déplacent librement et dont beaucoup passent en Namibie, en Zambie et au Zimbabwe. Certains experts estiment que leur nombre a presque triplé en trente ans, et pourrait désormais atteindre 160.000.

Le braconnage constitue la principale menace qui pèse sur les pachydermes, dont les défenses se vendent à prix d’or en Asie, notamment pour servir les besoins de la médecine traditionnelle. Les défenseurs de la faune s’opposent catégoriquement au rétablissement de la chasse qui, selon eux, ruinerait le tourisme botswanais, un des piliers de son économie.

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