Londres: Dix militants de Greenpeace arrêtés lors d'une action contre le siège du groupe pétrolier BP

ENVIRONNEMENT Les militants avaient pris place dans cinq conteneurs équipés de nourriture, boissons et toilettes pour leur permettre de tenir quelques jours devant le siège de BP 

20 Minutes avec agences

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Les militants de Greenpeace ont mené une action devant le siège de BP à Londres, lundi 20 mai.
Les militants de Greenpeace ont mené une action devant le siège de BP à Londres, lundi 20 mai. — Amer Ghazzal/REX/SIPA

Ils ont bloqué l’entrée du siège de BP à Londres (Royaume-Uni) pour réclamer l’arrêt de l’exploration pétrolière et gazière. Ce lundi, dix militants de Greenpeace ont été arrêtés par la police britannique.

Dans la journée, ils avaient pris place dans cinq conteneurs, installés au cours de la nuit et équipés de nourriture, boissons, toilettes, lumière, livres et jeux pour leur permettre de tenir au moins quelques jours. Des lettres formant les mots « Urgence climatique » avaient également été accrochées sur les fenêtres par des militants descendus en rappel le long de l’immeuble du groupe pétrolier, situé sur la place St. James.

« BP doit faire le ménage ou dégager »

Cette action est intervenue à la veille de l’assemblée générale annuelle de BP à Aberdeen (Écosse), ce mardi. Greenpeace souhaite que le groupe passe à des énergies purement renouvelables, ou cesse ses activités : « Nous bloquons le siège de BP parce qu’il n’est tout simplement pas possible de faire comme si de rien n’était », a déclaré dans un communiqué Paul Morozzo, un militant qui avait pris place à l’intérieur d’un conteneur.

« BP nourrit une urgence climatique qui menace des millions de vies et l’avenir du monde vivant. C’est scientifiquement prouvé : nous devons cesser de chercher de nouveaux gisements de pétrole et de gaz si nous voulons une planète vivable. BP doit faire le ménage ou dégager », a-t-il ajouté.

Des actions déjà menées par Extinction Rebellion

De son côté, un porte-parole de BP a estimé qu'« empêcher l’entrée et la sortie d’un immeuble de bureaux de cette façon » était « dangereux ». « C’est clairement une question que la police doit résoudre le plus rapidement possible ». Il s’est toutefois dit favorable au dialogue « et même aux protestations pacifiques ».

Il y a quelques semaines, une série d’actions avait aussi été menée dans la capitale britannique par l’organisation Extinction Rebellion, qui avait bloqué plusieurs sites pour réclamer un « état d’urgence écologique ».