Un rafale de la Marine nationale française décolle du porte-avion Charles de Gaulle, le 30 septembre 2016.
Un rafale de la Marine nationale française décolle du porte-avion Charles de Gaulle, le 30 septembre 2016. — Eric FEFERBERG / AFP

ARMEE

Indonésie: Sept avions de combat français atterrissent en urgence

Le retour des avions sur le porte-avions Charles de Gaulle s'est fait en deux temps, certains pilotes n’étant pas qualifiés pour l’appontage de nuit

En raison de mauvaises conditions météorologiques, sept avions de combat de la Marine française ont été forcés d’atterrir en urgence, samedi dans la province d’Aceh en Indonésie, selon les autorités militaires indonésienne et française. Les appareils ont, depuis, regagné le porte-avions français Charles de Gaulle.

« Une dégradation locale et subite des conditions météo a obligé une pontée de sept Rafale Marine à se dérouter vers un terrain en Indonésie », a indiqué le porte-parole de la Marine française, le capitaine de vaisseau Bertrand Dumoulin, ce lundi, confirmant des informations données dimanche par l’armée indonésienne.

Les avions déroutés vers la base aérienne Sultan Iskandar Muda

« Après les formalités diplomatiques et administratives d’usage, les avions sont tous rentrés sur le porte-avions » français Charles de Gaulle, en deux vagues successives, certains pilotes n’étant pas qualifiés pour l’appontage de nuit, a-t-il précisé. Les Rafale avaient réussi à atterrir en sécurité dans la province d’Aceh, sur la partie nord de l’île de Sumatra, après avoir participé à un exercice, avait annoncé dimanche un responsable de l’armée de l’air indonésienne.

Ils avaient décollé du porte-avions français dans l’océan Indien, à cent milles marins à l’ouest de la zone économique exclusive de Sumatra, a précisé le chef de la base aérienne d’Aceh, Hendro Arief. Les avions ont ensuite été déroutés vers la base aérienne la plus proche, la base Sultan Iskandar Muda, à Aceh Besar. « Nous avons effectué une inspection de sécurité et de dédouanement. Tout était en ordre », a déclaré Hendro Arief. Les équipages ont tous coopéré et aucun d’entre eux ne portait d’armes, a-t-il ajouté.