Ukraine: Bienvenue au championnat du monde de «Béhourd», le sport de combat médiéval

MOYEN-AGE Plus de 1.000 combattants répartis dans 29 équipes venues du monde entier se sont affrontés la semaine dernière en Ukraine pour le championnat du monde de Béhourd

20 Minutes avec agences

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Le béhourd est un sport de combat en armure médiévale.
Le béhourd est un sport de combat en armure médiévale. — Tristan REYNAUD/ZEPPELIN/SIPA

Des centaines de guerriers en armures étincelantes brandissant leurs épées et leurs haches sur un champ près d’une forteresse en bois : le village ukrainien de Kopatchiv a accueilli cette semaine le championnat du monde du combat médiéval, le Béhourd.

Vingt-neuf équipes venues notamment de Grande-Bretagne, de Chine, de France, d’Allemagne et d’Australie se sont retrouvées pendant quatre jours dans cette commune située à une centaine de kilomètres de Kiev. Elles se sont affrontées avec des répliques d’armes en métal et en bois sur une arène de sable. Certains combattants avaient choisi de se battre à cheval, d’autres à pied.

Un sport officiel en Ukraine

L'Ukraine a reconnu le combat médiéval comme un sport officiel en 2016 et est le seul pays à l’avoir fait à ce jour. Un parc du village a servi de terrain pour ce championnat qui a réuni plus de 1.000 participants, hommes et femmes.

C’est la première fois que la Fédération internationale de combat médiéval organise cette compétition en Ukraine. L’an dernier, l’Ecosse avait eu cet honneur. « La popularité de ce sport augmente, le nombre de compétiteurs aussi », souligne la directrice du parc, Natalia Koval.

« Un très bon sport de combat et d’amitié »

Pour Christophe Barre, le capitaine de l’équipe française, c’est « un très bon sport de combat et d’amitié avec ses coéquipiers, mais aussi avec les adversaires ». « On respecte l’adversaire et on va tout donner pour gagner en respectant les règles », assure ce jeune barbu, qui a porté des armures d’un poids de 20 kg lors du combat.

La plupart des guerriers portent des casques et des boucliers, ainsi que des armures en métal protégeant leurs bras et leurs jambes. Les compétiteurs ne sont pas censés porter des coups sur les parties du corps qui ne sont pas protégées par des armures, à savoir le cou ou les épaules.

Si un combattant tombe à terre après avoir été frappé par son adversaire, il quitte automatiquement la compétition. « Nous sommes enthousiastes, lance Krzysztof Olczak, un guerrier polonais. Nous voyageons à travers le monde, nous vivons ce hobby ».