Autriche: Le chef de l'Etat souhaite des législatives anticipées en septembre

SCANDALE Cela fait suite au scandale frappant le parti d’extrême droite FPÖ, avec qui le chef de l'Etat avait fait une coalition

20 Minutes avec AFP

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Alexander Van der Bellen
Alexander Van der Bellen — CHINE NOUVELLE/SIPA

Le chef de l’Etat autrichien Alexander Van der Bellen a proposé ce dimanche que les élections législatives anticipées, convoquées après le scandale frappant le parti d'extrême droite FPÖ, se tiennent dès le mois de septembre.

« Je plaide pour de nouvelles élections en septembre, si possible au début du mois de septembre », a déclaré le président de la République après une entrevue avec le chancelier Sebastian Kurz. Ce dernier avait annoncé la veille la fin de sa coalition avec le FPÖ après 18 mois de mandature.

Une sulfureuse vidéo comme point de départ

Une sulfureuse vidéo, tournée secrètement dans une villa d’Ibiza en 2017, est à l’origine du scandale. On y découvre Heinz-Christian Strache,président du FPÖ, et l’un de ses lieutenants, discutant, notamment, de l’octroi de contrats publics autrichiens en échange de soutiens financiers, avec une interlocutrice qui dit être la nièce d’un oligarque russe.

Pendant les six heures que dure la discussion, Heinz-Christian Strache dit aussi être prêt à remodeler la presse autrichienne « comme Orban », le Premier ministre hongrois Viktor Orban qui a verrouillé le paysage médiatique de son pays. Et il évoque un mécanisme de financement illégal des campagnes électorales qui serait pratiqué par son parti.

« Les démissions des stars de la vidéo ne pouvaient pas sauver la coalition »

Beaucoup d’interrogations demeurent sur l’élaboration du piège qui semble avoir été tendu au responsable autrichien dans une villa truffée de micros et de caméras.

« Les démissions des stars de la vidéo d’Ibiza ne pouvaient pas sauver la coalition », estimait dimanche le quotidien conservateur Die Presse, qui à l’instar de tous les commentateurs, jugeait que l’organisation d’élections anticipées était « la seule porte de sortie », après seulement 18 mois de mandat entre les deux partenaires.