Eglise française: Des enfants de prêtres bientôt reçus par des évêques, un geste inédit

RELIGION En amont de cette rencontre, le secrétaire général de la Conférence des évêques de France a reçu trois enfants de prêtres en février, un geste d'ouverture inédit sur un sujet hautement tabou dans l'Eglise catholique

B.D. avec AFP

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Photo d'archives du 12 avril 2019, diffusée par le Vatican, montrant le pape François (D) en discussion avec  l’évêque de Saint-Denis, l’archevêque de Montpellier, l’archevêque de Marseille, et le secrétaire général de la Conférence des évêques de France.
Photo d'archives du 12 avril 2019, diffusée par le Vatican, montrant le pape François (D) en discussion avec l’évêque de Saint-Denis, l’archevêque de Montpellier, l’archevêque de Marseille, et le secrétaire général de la Conférence des évêques de France. — HO / VATICAN MEDIA / AFP

Plusieurs évêques français vont rencontrer en juin des enfants de prêtres, a annoncé ce samedi le secrétaire général de la Conférence des évêques de France (CEF), Olivier Ribadeau-Dumas, un geste d’ouverture inédit sur un sujet hautement tabou dans l’Eglise catholique.

En amont de cette rencontre, Mgr Ribadeau-Dumas a expliqué à l’AFP avoir reçu trois enfants de prêtres en février, confirmant une information du quotidien Le Monde. Ces trois personnes étaient membres de l’association Les Enfants du silence, qui fédère des enfants d’ecclésiastiques, et doivent prochainement livrer leurs témoignages à d’autres évêques.

Sujet extrêmement sensible

« Ils rencontreront les évêques de la Cemoleme (Commission épiscopale pour les ministères ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale, ndlr) à la mi-juin », a précisé Mgr Ribadeau-Dumas, en se refusant à tout commentaire.

Selon Le Monde, la rencontre de février a permis d’aborder la « question du sort réservé aux prêtres ayant un enfant au cours de leur sacerdoce », et celle de « la reconnaissance de ces enfants dans les communautés paroissiales ».

Le sujet est extrêmement sensible dans l’Eglise catholique, l’existence de ces enfants étant une preuve des manquements à la règle du célibat des prêtres imposée depuis le XIe siècle. En janvier, le pape François avait clairement rejeté toute remise en cause générale du célibat des prêtres, qu’il considère comme un « don pour l’Eglise », qui ne peut pas devenir « optionnel ».